La journaliste belge, Candice Vanhecke, explique pourquoi, si l'on tente d'évaluer le nombre de victimes à Gaza, le chiffre le plus probable tournerait au minimum autour des 400.000 morts. La présentatrice précise que les calculs de son équipe découlent de deux études importantes en la matière que nous devons à la revue scientifique The Lancet, concrètement :
Et, malheureusement, ce n’est pas tout, car je vous rappelle que la mort survit toujours aux guerres et dans ce cas, en raison d'une prévisible et redoutable hystérésis très létale, on peut s'attendre à des chiffres encore plus exagérés —sans compter les souffrances de tout poil et les traumatismes physiques et psychiques, les orphelin.es, les mutilé.es... : il s’est agi, jusqu'à présent, d’une agression de destruction, d’intoxication et de blocage tous azimuts de tout ce qui permet les êtres humains de vivre, de boire, de se nourrir, de se soigner, de dormir, de se laver, de se soulager, d’oublier l’horreur ou de se protéger des intempéries.
Et tout ceci, c'est l'effort enragé de la technologie capitaliste-coloniale de pointe, ses tromperies, ses turpitudes, ses média, ses incitations au génocide, sa culture de la psychopathie et ses civilités, contre une population désarmée et composée dans un pourcentage très élevé d'enfants. Son but est l'extermination.
Gaza est maintenant un assemblage de décombres —et sous les gravats, des corps en miettes— au bord de la mer où tentent de survivre plus de 2 millions de personnes bloquées, assiégées, sans abris, sans hôpitaux, sans agriculture, sans eau potable... sans rien du tout. On verra, car l'entité sioniste a tenu sadiquement et méthodiquement à liquider toute possibilité de présent et d'avenir à toute une population, foncièrement déshumanisée, dont elle haït la constance et la résistance incomparables. Et cette entité carnassière en perdition totale y tient toujours, sans relâche, sans la moindre vergogne, là où il fautnettoyer du Palestinien (ou d'autres Arabes), là où il fauttorturer et tuer l'humanité.
Voici la vidéo, présentée par Candice Vanhecke, suivie de sa transcription comme aide à la compréhension ou pour la consultation rapide des données fournies :
TRANSCRIPTION :
Candice Vanhecke : 400 000, c'est le chiffre très probable, et sans doute sous-évalué, du nombre de victimes du génocide à Gaza. On vous explique dans un instant comment on arrive à ce résultat, mais avant cela, je vous rappelle que Télé Palestine n'existe que grâce à vos dons, qu'on a besoin de vous, donc, pour continuer notre travail de réinformation. Donc, si vous voulez nous aider, c'est dans le lien en description de cette vidéo ou dans la bio.
Les sources sur lesquelles nous nous basons pour arriver au chiffre de 400 000 victimes à Gaza, eh bien, elles émanent du Lancet, qui est une revue médicale, scientifique de renommée internationale, pour tout vous dire, c'est un peu la Bible ou le Coran de tout scientifique qui se respecte.
Or, The Lancet a publié deux études majeures sur ce qui se passe à Gaza. La première a été publiée en juillet 2024 et la seconde, il y a seulement quelques jours, le 9 janvier 2025.
On va d'abord se pencher sur l'étude qui vient de sortir et dont l'objectif est de déterminer le nombre exact de personnes décédées de mort violente à Gaza. C'est donc une étude très importante puisque, comme vous le savez, dans nos médias, on ne cesse de dire qu'il faut faire très attention avec les chiffres qui concernent le nombre de victimes palestiniennes à Gaza, puisque ces chiffres émanent toutes du Hamas.
L'étude du Lancet porte sur la période du 7 octobre 2023 au 30 juin 2024 et, pour cette période, le ministère palestinien de la Santé avait transmis le chiffre de morts directs, causés donc par l'armée israélienne : ce chiffre était de 37 877 victimes.
De leur côté, les chercheurs de l'étude du Lancet se sont basés sur trois sources de données différentes. La première, eh bien, ce sont les listes de décès transmis par les hôpitaux. La seconde, ce sont les décès qui sont signalés par les Palestiniens eux-mêmes via un formulaire en ligne ; et la troisième, eh bien, ce sont les annonces de décès qui ont été formulées sur les réseaux sociaux.
Les chercheurs ont analysé ces différents éléments, ils ont retiré les doublons, les autres erreurs statistiques possibles, et sont arrivés à un résultat avec une fiabilité de 95 %.
Bien, ce résultat, qui concerne donc les personnes décédées de mort violente, il s'élève à 64 260.
64 260 personnes décédés de mort violente, c'est un chiffre beaucoup plus élevé que ce qu'avait transmis le ministère palestinien de la Santé pour cette même période, un chiffre plus élevé pour être exact de 41%.
Rappelons aussi que l'étude du Lancet ne porte que sur la période du 7 octobre 2023 au 30 juin 2024 et que, évidemment, l'armée israélienne a continué à massacrer des Palestiniens et des Palestiniennes depuis lors.
Au moment de réaliser cet enregistrement, le ministère de la Santé palestinien évaluait le nombre de personnes tuées à Gaza à 46 700. Sachant que les chiffres officiels sont inférieurs de 41% aux chiffres les plus proches de la réalité, eh bien, on peut estimer que le nombre réel de personnes tuées à Gaza tournerait plutôt autour des 79 000.
Voilà donc, dans le détail, l'étude du Lancet, qui est sortie il y a quelques jours et qui nous permet d'avoir une idée plus précise du nombre de personnes tuées à Gaza. Précisons, cependant, que ce chiffre ne concerne évidemment que les personnes qui ont été tuées directement, c'est-à-dire, soit qui sont décédées dans un bombardement, soit qui ont été abattues par un drone ou un soldat israélien.
À côté de cela, il y a un nombre beaucoup plus élevé de personnes qui décèdent à cause du contexte génocidaire et dont les décès ne sont pas repris dans les chiffres qu'on vient de voir. Parmi ces décès indirects, on peut citer les personnes qui sont mortes de froid, de la famine, de l'absence d'eau potable, des maladies, qu'elles soient contagieuses ou non, aussi des maladies chroniques qui ne peuvent pas être soignées, ou des personnes qui décèdent après un certain temps de leurs blessures, vu qu'évidemment, à Gaza, il n'y a plus ni médicament ni endroit un tout petit peu décent pour effectuer sa convalescence.
Pour avoir une idée du nombre de ces décès indirects, on va cette fois se référer à l'étude du Lancet, qui est paru en juillet 2024 et qui, elle aussi, étudie la période allant d'octobre 2023 à juin 2024. Vous en avez peut-être entendu parler parce que cette étude a fait beaucoup de bruit l'an dernier, vu qu’elle estimait le nombre probable de personnes tuées à Gaza à 186 000.
Ce chiffre est hallucinant et, pourtant, on va le voir, il est très probablement sous-évalué. Pour arriver à ce chiffre les chercheurs de l'étude du Lancet sont partis des chiffres qui ont été transmis par le ministère de la Santé palestinien. Ces chiffres concernaient les morts directes et ils s'élevaient à 37 396.
À ce chiffre, les chercheurs ont ajouté une estimation du nombre de décès indirects. Alors, comment ils ont évalué le nombre de décès indirects ? Bah, pour cela, ils se sont référés à un rapport de l'ONU datant de 2008, qui étudie les conflits les plus récents et qui avait alors estimé qu’on comptait généralement entre 3 et 15 victimes indirectes pour une victime directe.
Pour rester prudent, le rapport de l'ONU conseillait, de manière générale, de partir du rapport de quatre victimes indirectes pour une victime direct et c'est ce qu'ont fait les chercheurs de l'étude du Lancet : ils ont pris le nombre de morts directes transmis par le ministère palestinien et ont ajouté le résultat de ce chiffre multiplié par 4. L'estimation de 186 000 personnes décédées à Gaza comprenait donc le nombre de morts directes et le nombre de morts indirectes.
Avant d'aller plus loin, notons trois remarques importantes par rapport à l'étude du Lancet du 5 juillet 2024.
D'abord, il faut se rappeler que cette étude ne couvrait que la période allant d'octobre 2023 à juin 2024. Ensuite, les chercheurs ont fondé leur calcul sur le nombre de morts directes transmis par le ministère de la Santé palestinien et, comme on l'a vu, les chiffres de ce ministère sont inférieurs de 41% à la réalité. Enfin, insistons aussi sur le fait que les chercheurs de l'étude de Lancet sont d'une prudence extrême, puisqu’ils se basent sur la recommandation du rapport de l'ONU, qui conseille de garder un rapport de quatre victimes indirectes pour une victime directe qu'on retrouve dans les conflits classiques.
Pourtant, comme on l'a vu, ce même rapport de l'ONU dit aussi que pour certains conflits récents, on peut aller jusqu'à compter 15 fois plus de victimes indirectes que de victimes directes et, franchement, on ne voit pas dans quel conflit récent un état agresseur aura été jusqu'à stopper l'acheminement de l'aide humanitaire, détruire systématiquement tous les hôpitaux et couper l'approvisionnement en eau potable, comme Israël a pu le faire à Gaza.
Ceci dit, pour ne pas prêter le flanc à la critique, nous allons partir du principe un peu fou que le génocide à Gaza n’aura fait que quatre victimes indirectes pour une victime directe et, à partir de là, nous allons tenter d'actualiser les chiffres avec les données en notre possession.
Comme nous l'avons vu, dans la première partie de cet exposé, nous savons maintenant que le nombre de morts directes, au moment de publier cette vidéo, s'élevait à 79 000. Nous allons lui ajouter son multiple de 4, qui est l'estimation basse du nombre de victimes indirectes et qui est de 316 000.
Totalisons maintenant le nombre de personnes tuées directement et le nombre de personnes tuées indirectement, et nous arrivons au chiffre de 395 000 victimes du génocide à Gaza.
On nous pardonnera d'arrondir ce chiffre à 400 000 pour qu'on se rende compte de l'horreur de la situation —puis, de toute façon, comme on l'a vu, nos calculs ne tiennent compte que d'une estimation très basse du nombre de victimes indirectes à Gaza.
Ce chiffre de 400 000 morts nous montre qu'on est déjà au-delà de ce qui s'était passé en 1994 au moment du génocide des Tutsi au Rwanda. Avant le génocide, le Rwanda comptait 7 million et demi d'habitants. 1 million ont été génocidés. On est donc dans un rapport de presque une personne tuée sur 7. À Gaza, avant le génocide, l'enclave palestinienne comptait 2 400 000 habitants. Avec 400 000 personnes tuées, l'armée israélienne aura assassiné un habitant sur six. On est donc au-delà de ce qui s'est passé lors du génocide au Rwanda.
C'est une réalité sur laquelle on ne peut plus fermer les yeux. Alors partagez un maximum cette vidéo. Même avec un cessez-le-feu temporaire, les Palestiniens et les Palestiniennes de Gaza ne sont pas à l'abri de nouveaux massacres, donc, on doit vraiment rester mobilisé.es jusqu'à ce qu'elle devienne une paix durable.
- Interrupted a minute’s silence in memory of dead flood victims
with chants in support of killing Ukrainian children
- Rampaged through the city
- Ripped down Ukrainian flags
- Chanted “death to Ukrainians”
- Attacked local residents
Imagine then, when local residents attacked them,
they were presented as victims of a racist pogrom.
Owen Jones - @owenjonesjourno, 7:11 p. m. · 8 nov. 2024
Nous sommes venus et avons fait des Arabes autochtones des réfugiés tragiques.
Et nous osons encore les calomnier et les dénigrer, salir leur nom. Au lieu d’avoir
profondément honte de ce que nous avons fait et d’essayer de réparer une partie du mal
que nous avons commis… nous justifions nos actes terribles et tentons même de les glorifier.
(Nathan Chofshi, Jewish Newsletter, New York, 9.02.1959)
Philip Proudfoot - @PhilipProudfoot,
9:21 p. m. · 8 nov. 2024
Selon Le Petit Robert de la langue française, un pogrom est « une agression oppressive et meurtrière d'un groupe de personnes contre les Juifs d'un ghetto, tolérée ou soutenue par le pouvoir. »
Eh bien, nous allons montrer comment fonctionne la hasbara à travers un exemple concluant : comment les média grand public et tous les porte-parole de l'empire en place en Occident (politiciens, experts et autres chiens de garde : nos différents pouvoirs visibles —faudra voir quelle sera prochainement l'activité du pouvoir judiciaire aux Pays Bas à ce sujet) serrent les rangs pour produire une info-paradoxe, une intox, transformant la brutalité de légions nazisionistes militarisées —accompagnées par le Mossad et tolérées par la police locale— en pogrom, autrement dit, en « agression contre les Juifs en tant que Juifs tolérée par le pouvoir », dans les rues et places d'une ville européenne, Amsterdam.
En effet, vous allez voir comment la police néerlandaise, qui est d’ordinaire, comme toutes les rousses européennes, musclée et sans façons vis-à-vis de n’importe quel groupe de hooligans (surveillés, encadrés, fichés même sans violences), voire de manifestants pacifiques contre le régime, chôme visiblement et exceptionnellement alors qu’elle voit, visiblement, les turpitudes que perpètrent, dans les rues et places d’Amsterdam, des émeutiers kahanistes-sionistes en exil temporaire pour cause de foot. Ou si elle intervient, d’après beaucoup d'images et témoignages, c’est pour accuser ceux qui se sont fait attaquer de manière flagrante par les agitateurs en question et pour leur intimer à quitter les lieux. Pire encore, pour arrêter même ceux qui se sont fait attaquer. Répression choisie qui a, à son tour, des conséquences :
Riots in Amsterdam, Tram on fire.
People are angry after the Dutch police started arresting people that were attacked from the Israeli hooligans couple of days ago. (Megatron)
Il est pertinent de rappeler que déjà le lundi 4 novembre, le groupe d’action international Week4Palestine avait demandé à la maire d’Amsterdam, Femke Halsema, d’interdire le match à venir au motif que parmi ces fils du Lehi de supporters du Maccabi se trouvent des réservistes, soldats et anciens soldats de l’armée israélienne « qui sont entraînés à la violence (extrême) ».
On dirait également que, vu leurs réactions après coup (monté), le roi des Pays-Bas Willem-Alexander [Nous avons failli envers les Juifs lors de ces attaques une nuit de football comme nous avions failli sous les Nazis] et les autorités néerlandaises ne sont pas payés par les contribuables néerlandais mais par une internationale sioniste/mâle-alphiste. Au lieu de protéger leur population des agressions très violentes d’un gang de fachos étrangers, qui perturbent gravement la vie de la ville sur laquelle il se rue, ces fantoches de dignitaires se joignent au lobby mondial du sionisme pour calomnier leurs propres citoyens, la population d’Amsterdam agressée, et la taxer d’antisémite. Comme le formulait Owen Jones le vendredi 8.11.2024 :
Imaginez des supporters de football russes dans une ville étrangère :
- Interrompant une minute de silence en mémoire des victimes des inondations en Espagne par des chants en faveur du massacre des enfants ukrainiens
- Saccageant la ville
- Arrachant des drapeaux ukrainiens
- Scandant « Mort aux Ukrainiens »
- Attaquant des résidents locaux
Imaginez alors que lorsque les résidents locaux les attaquent, ces hooligans soient présentés par les média mainstream et les politiciens comme des victimes d’un pogrom raciste.
Rappel : le match Ajax-Maccabi avait eu lieu le jeudi 7.11.2024, de 20h00 à 22h00 UTC environ (en Espagne, de 21h00 à 23h00), les kahanistes du Maccabi avaient passé les nuits de mardi et mercredi à marauder dans le centre-ville en scandant des slogans dépravés (racistes et génocidaires arabophobes-“May Your Village Burn”, et de violeurs par-dessus le marché), en escaladant deux façades pour arracher et brûler des drapeaux palestiniens de fenêtres élevées d'immeubles d’appartements [hooliganisme fasciste qui reprend le schéma de ce qui arriva à Bilbao, où les ultras nazisionistes de l'Hapoel Holon avaient déjà, parmi d'autres brutalités, arraché et brûlé des drapeaux palestiniens accrochés à des propriétés privées dans les rues de Bilbao lors de la Finale à Quatre de la Ligue des champions de basket-ball de la FIBA en 2022], en agressant un chauffeur de taxi marocain, et puis, la soirée du match, ils avaient interrompu une minute de silence pour les victimes des inondations en Espagne avec des cris genre il n'y a pas d'écoles à Gaza car il n'y a plus d'enfants (1), avaient attaqué la police néerlandaise, lancé des pierres sur des maisons privées, tabassé des passants et poursuivis leurs victimes avec des tuyaux en métal (2). Et la BBC de publier —le 8.11.2024 :
Amsterdam attacks were like Nazi pogroms – Mayor Femke Halsema. / German leaders felt the Amsterdam riots keenly. Chancellor Olaf Scholz said they were "unbearable": Jews had to be able to feel safe in Europe, he said. / Dutch King Willem-Alexander said the same - that Jews had to feel safe at all times: "We put our arms around them and will not let them go." And France's Emmanuel Macron said the attacks were a reminder of the "most shameful hours in history".
En français : « Les attentats d'Amsterdam ont été comme des pogroms nazis, selon la maire Femke Halsema. Les dirigeants allemands ont ressenti les émeutes d'Amsterdam avec acuité. Le chancelier Olaf Scholz a déclaré qu'elles étaient « insupportables » : les Juifs doivent pouvoir se sentir en sécurité en Europe, a-t-il déclaré. Le roi des Pays-Bas Willem-Alexander a déclaré la même chose : les Juifs doivent se sentir en sécurité à tout moment : « Nous les entourons de nos bras et ne les laisserons pas partir. » Et le président français Emmanuel Macron a déclaré que les attentats rappelaient les « heures les plus honteuses de l'histoire ».
[Des voyous racistes du football israélien se déchaînent à Amsterdam —et les média et les politichiens mentent comme des arracheurs de vie]
Jones fit du très bon boulot, et très en vitesse. Dans son documentaire d'urgence, il citait Mairav Zonszein, analyste israélien à l'International Crisis Group, qui avait déjà tranché, scandalisé :
...ainsi que le député israélien de gauche Ofer Cassif, qui avait posté ce message en hébreu :
« L’esprit du fascisme israélien a atteint Amsterdam : les supporters se déchaînent violemment, frappent, déchirent les drapeaux palestiniens dans les rues, comme s’ils étaient une force d’occupation, et crient des slogans nazis en faveur de l’extermination d’une nation, et se plaignent lorsque la situation dégénère en chaos complet et que la violence leur revient comme un boomerang.
Toute violence est obscène, inacceptable. Les deux camps doivent être tenus responsables du hooliganisme.
Et les médias israéliens ? Comme d’habitude : ils approchent, cachent et déforment la réalité au service des autorités. »
Remarque personnelle, profitons de cette citation pour dire que Cassif dénonçait, ce même 8.11.2024, la même censure falsificatrice et fasciste en Israël chez la Chaîne 12 que, parmi nous, par exemple, chez Sky News [sa journaliste Alice Porter avait transmis une chronique probe sur le terrain qui serait supprimée et remplacée illico par une autre bien différente. Porter eut à avaler des crapauds et des couleuvres et à fournir sa voix au nouveau canular] :
Ofer Cassif : « Le harcèlement fasciste ne cesse pas. Non seulement certains supporters racistes du Maccabi (pas tous, bien sûr) ont attaqué des Arabes, déchiré des drapeaux et scandé des slogans nazis, mais la machine à poison Bibi a également menacé la chaîne 12 de ne pas révéler cela. Et la chaîne a capitulé et a supprimé la publication de la vérité. Harcèlement d'un côté, lâcheté de l'autre. »
Voilà donc deux cas de figure où une information correcte est corrigée sur-le-champ par deux chaînes de désinformation et intox en continu pour adhérer à leurs principes d'impartialité habituels. À vraiment gerber en bonne et due forme.
Pour sa reconstruction des faits, Jones avait déjà vu la vidéo du 8.11.2024 de Bender, jeune ado reporteur indépendant qui tente de mélanger humour et critique dans ses chroniques. Nos courriéristes adultes devraient en apprendre quelque chose...
Un journaliste qui réagit aussi avec une promptitude et une précision notables aux événements d'Amsterdam et aux intoxications concomitantes (en plus des précédentes, voir The Times of Israel, ESPN, Reuters, Haaretz, The Washington Post, Geert W*lders, Ursula von der Leyen, N*tanyahu, l'ambassadrice Deborah Lipstadt, Naft*li Ben*ett... ou des ventilateurs de merde moins connus comme Eyal Y*koby. Étonnamment, ce n'était pas le cas du Daily Mail), ce fut Megatron, qui proposa sur son compte X un fil à ne pas rater pour bien comprendre. Et qui rendit le lendemain un bel hommage bien mérité aux partisans du Celtic de Glasgow, qui n'oublient jamais quels sont les vrais enjeux.
Un politicien français eut aussi de très bons réflexes : David Guiraud (@GuiraudInd). Il publia le 8.11.2024, à 15h26, le message suivant sur X :
À Amsterdam, des hooligans israéliens délinquants sont venus siffler un hommage aux morts de Valence sous prétexte que « les espagnols sont antisémites » du fait de la position géopolitique de l’Etat espagnol. Ces même délinquants ont décroché la veille d’un match des drapeaux palestiniens dans la ville. Ils ont attaqué des arabes dans la rue, ils ont appelé en public à tuer des arabes…. Et ils se sont fait en retour frapper par des habitants et par des supporters. À quoi d’autre fallait-il s’attendre ?
La violence est insupportable et sûrement certaines des personnes attaquées n’avaient rien fait dans ce contexte et elles méritent à ce titre soutien et réparation. Ce qui est tout aussi insupportable, ce sont les médias et les responsables politiques qui reprennent l’idée que ce groupe de hooligans criminels israéliens auraient été attaqués « parce que juifs ». Non, ces hooligans n’ont pas été attaqués pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils ont fait, c’est à dire terroriser une ville dans l’impunité la plus totale en scandant des chants génocidaires et pro-Netanyahou. Et ce qui est antisémite et profondément malsain, c’est utiliser la religion de personnes issues d’un groupe de hooligans composé de criminels comme unique grille de lecture des événements et de l’utiliser pour faire oublier leurs crimes.
Depuis plus d’un an, le monde est témoin des atrocités commises par l’État israélien. Comment est-il possible de lire les évènements d’hier en oubliant volontairement ce contexte inédit ? Peut-on encore penser qu’il est normal et responsable d’accueillir les bras ouverts des équipes dont les supporters crient, dans la rue et dans les stades, qu’ils soutiennent un génocide ? Comment penser - sans être complice du génocide - que cela ne causera aucun trouble ?
La différence essentielle, bien sûr, entre la Nuit de Cristal de novembre 1938 et ce que nous avons vu à Amsterdam le 7 novembre, c’est que les propriétés qui ont été repérées pour être assaillies et attaquées ont été ciblées parce qu’elles affichaient, par exemple, des drapeaux palestiniens, et non des ménorahs. C’est donc une différence essentielle.
Et, vous savez, tous ces discours sur le fait que ces personnes ont été ciblées parce qu’elles étaient juives, plutôt que parce qu’elles étaient des supporters de football, ou présumées supporters, de cette bande raciste et génocidaire de hooligans de football, ne visent en réalité qu’à nous convaincre une fois de plus que les véritables victimes ici ne sont pas les enfants massacrés dans la bande de Gaza, mais ceux qui participent au massacre et ceux qui perpètrent le génocide.
Et ce qui se passe maintenant, c’est que le gouvernement néerlandais, la municipalité d’Amsterdam, la police d’Amsterdam ont pris des mesures d’urgence interdisant toute manifestation en opposition au génocide et, comme vous l’avez mentionné, ont commencé à arrêter des dizaines de personnes qui ont violé cette interdiction de se rassembler pacifiquement pour protester contre ce qui se passe à Gaza.
Il y a bien sûr un contexte plus large ici, qui est l’échec, le refus des autorités internationales du football, connues sous les noms de FIFA et UEFA, de prendre des mesures contre Israël, la Fédération israélienne de football, les clubs de football israéliens, en contraste frappant avec leur imposition immédiate de mesures globales contre la Fédération de Russie et les équipes russes littéralement quelques jours après l’invasion russe de l’Ukraine.
Comme la violence, le génocide et le contrôle du récit parmi nous sont l’apanage des États-Unis, Israël et l’OTAN, on a le droit de se demander, attendu les deux ingrédients hautement symboliques réunis dans cette affaire, à savoir, a) Amsterdam, la ville d’Anna Frank, b) la commémoration de l’atroce Kristallnacht, qui eut lieu la nuit du 9 au 10 novembre 1938, et puis le fait que les Pays Bas sont le siège de la Cour Pénale Internationale de La Haye, si ce ne sont pas directement N*tanyahou et le Mossad —qui « accompagnait » les supporters du Maccabi, et pas précisément pour les contrôler— qui ont programmé ce « pogrom » absolument entre guillemets. Il ne faut surtout pas oublier qu’Israël n'est pas un pays : c'est une caserne coloniale qui ne respire qu’à la guerre et dont la tradition de coups montés est inséparable de ses desseins, touffue et bien avérée.
À cet égard, je reproduis un bon fragment des déclarations du PM israélien, morceau de premier choix pour un cours d'analyse du discours effrontément cynique et tordu. Prenez le plaisir, à la lumière des faits, d'éplucher cette récupération verbale, par inversion, d'un coup monté, dégustez la manière dont un faiseur jongle avec un raisonnement fallacieux —du genre sophisme— et des buts dépravés ; lisez-le, car c'est gratiné, notamment quand on sait que, de nos jours, la Kristallnacht, c'est à Gaza qu'elle sévit, jour et nuit, depuis des décennies, mais d'une manière spécialement atroce depuis 404 jours :
Israel National News: “A clear line connects the two antisemitic attacks against Israel that we have seen recently on Dutch soil: The reprehensible legal assault against the State of Israel at the International Court in The Hague, and the violent assault against Israeli citizens on the streets of Amsterdam. In both cases, there was dangerous antisemitism, the goal of which was to render helpless the Jews and their state, to deny our state the right of self-defense and to deny our citizens their very right to life.
Yesterday we marked the Kristallnacht that happened 86 years ago on European soil. It was a brutal and violent attack against Jews just because they were Jews. Unfortunately, in the last few days, we saw pictures that recall that night. In the streets of Amsterdam, antisemitic rioters attacked Jews, Israeli citizens, just because they were Jews. But there’s one big difference between that night and our time: Today we have a state, government, and army of our own. We have the ability, the readiness and the determination to defend ourselves and to demand that others carry out their responsibilities. This is exactly what we have done."
Netanyahu recounted: "Immediately following the reprehensible assault, I called the Dutch Prime Minister. He told me that he was ashamed, that is what he said, 'ashamed', that such an ugly antisemitic attack had occurred in his country. I demanded that he deal with the rioters to the fullest extent of the law and also protect the Dutch Jewish community. Foreign Affairs Minister Gideon Saar and Knesset Speaker Amir Ohana, who went to the Netherlands, did likewise.
"On my directive, Transportation Minister Miri Regev dispatched planes that brought back all the Israelis who wished to return to Israel, over 2,000. I directed the security services to prepare special instructions for Israelis abroad in light of the new situation that has been created since the war."
The Prime Minister declared: "Attacks of this kind threaten not only Israel but endanger the entire world. We have learned something from history: Wild attacks that start against Jews, never end with the Jews. In the end, they spread to all of society, and pass from country to country until they burn all of humanity. Therefore, I expect and demand that every responsible government take strong, vigorous, clear, and urgent action.” (...)
Voici une vidéo de 15 minutes élaborée par Richard Sanders et son équipe de Double Down News et mise en ligne le 14.11.2024. Ils ont reconstruit avec calme, perspective, ordre, talent et beaucoup de pièces probantes, un excellent réchauffé qui permet de comprendre à tout un chacun en quoi consiste notre « information » quotidienne, notre intox ordinaire, particulièrement en cette matière Palestine-Israël. Vous allez voir à quel point des gens que nous payons pour informer ou travailler pour la paix conspirent contra la vérité, contre les Palestiniens, contre les Arabes et, finalement, bien sûr, contre nous tous —tabassés, mentis et forcés à financer des génocides sans arrêt.
Le reportage de Sanders permet de reconstruire assez bien la chronologie de cette diffamation propagandiste à outrance, de cette protection de troupes de hooligans racistes et islamophobes, le tout dans le but de rentrer dans tous les JT une contre-histoire au chausse-actu, la fumisterie des Freikorps kahanistes martyrisés, à l'heure où l'on dévaste pour de bon, il faut insister là-dessus, Gaza, la Cisjordanie et le Liban.
Car c'est un cas d'école à bien analyser, à bien en apprendre pour l'avenir.
DÉCORTICAGE (avec des liens ou d'autres éléments de mon cru pour compléter et mieux comprendre) :
Richard Sanders (TV Producer, Journalist & Author): So, the violence around the Maccabi Tel Aviv-Ajax Amsterdam game has been sort of universally portrayed around the world as being an antisemitic program. In fact, what it is is an absolutely case study, a text study in disinformation.
Now, let's make our focus here a very specific bit of footage. If you watch certainly the initial reports from the BBC, The Guardian, CNN, and other outlets: they all rely very heavily on a specific a bit of footage of individuals in the street being attacked by a mob of hooded men…
CBS Saturday Morning:
ISRAELI SOCCER FANS ATTACKED IN AMSTERDAM
“Crowds of people assaulted Israeli fans after Thursday night's match.”
CBS Saturday Morning:
ISRAELI FOOTBALL FANS ATTACKED IN AMSTERDAM
“Israel said that Israeli supporters were attacked in a very violent incident as they left the ground.”
LIVENOW FROM FOX 6:37 AM MT:
10 HURT, 62 ARRESTED AFTER ANTISEMITIC ATTACKS IN AMSTERDAM
JOHN STRAWSON – UNIVERSITY OF EAST LONDON
“Vicious attacks upon people purely because they're Israelis and Jews.”
Richard Sanders: This was continuously used to illustrate the violence that Maccabi Tel Aviv supporters had suffered. The Times of India used @Iannetnl's footage and even went so far as to refer to it as is Israeli Nationals abducted in Hamas style attack.
Nov 09, 2024, 12:26:12 AM | TOI.in Amsterdam: Israeli Nationals Abducted In Hamas-Style Attack? Big Update From Israel Govt | Watch
According to Israeli foreign ministry, all Israelis in Amsterdam have been traced after they were believed to have been abducted. The ministry’s situation room and the local Israeli embassy have been working to make contact with all Israelis known to be visiting the city. This after clashes between Israelis and pro-Palestinian soccer fans. Watch. (…)
Richard Sanders: Now, that footage was shot by a local citizen journalist, called Annet de Graaf, who I've spoken to quite a bit over the last few days.
Her footage does not show Israeli fans being attacked at all; in fact, it shows the precise opposite: the mobs of hooded figures we see in that footage are Maccabi Tel Aviv fans. If you look very carefully at Annet's footage, you can see that a number of individuals are wearing blue and yellow, which are the Maccabi colours. The people they are attacking are individual Dutch citizens, and that goes online, actually says no hang on hang on, the footage doesn't show that: it shows the exact opposite.
[Elle écrit exactement sur X :
I am the creator of this video.
1. you are spreading fake news, this is a group of Maccabi supporters starting a fight and beating one Dutch man.
2. delete this content, I didn't gave you permission.
1:55 AM - Nov 8, 2024]
Richard Sanders: She is ignored, she starts having to interact with various news agencies, pleading with them, to change the way they are using her own footage. Firstly Reuters, terribly important, because Reuters provides footage to other news organizations around the world. With the footage, what Reuters distributes as a thing called a dope sheet. This is a basic explanation to their clients of what they're looking at, what this footage is.
Now, Annette spoke to Reuters at enormous length, very early in the morning, on the Friday, the day after the violence, and explained to them, gave them chapter and verse, told them exactly what this was. The following evening, they rang back, they clearly went terribly satisfied with this, and quizzed her again, and she was absolutely emphatic, the people committing the violence here are Maccabi Tel Aviv fans.
“Message to news outlets:
Today I received an apology from Tagesschau for abusing my footage of the incident which took place after the soccer game in Amsterdam between Ajax and M. Tel Aviv. I refer also to the footage of reporter @OmeBender who covered that same fight with more details.
@BILD @CNN @BBCWorld @Guardian @nytimes
I would like you to do the same as Tagesschau. An apology, a removal of my footage and the truth. A few minutes of your precious time.
Write down: Maccabi supporters attacked Amsterdam citizens in front of Central Station after the game.
Journalism is about finding truth. Not about making money on a twist of the script.
It’s time to show some respect to reality. That’s your job.
/dear folks on X: would you be so kind to post all links to framings under this post so I can address more News Outlets?)”
Dernière édition 7:33 p. m. – 9 nov. 2024.]
Richard Sanders: Now, I've obtained a copy of the Reuter's dope sheet for this one; it begins:
REUTERS, STORY: “Clashes broke out outside Amsterdam Central Station in the early hours of Friday November the 8th, in what Israeli authorities said was an attack targeting Israeli citizens.”
Their opening line, despite what Annet has told them, continues to frame it with the Maccabi fans as being the victims here. It then does address what Annet had told them:
“An eyewitness at the scene claims these people are fans of Maccabi Tel Aviv, however Reuters cannot independently verify this claim.”
Now, that is quite extraordinary, she's not an eyewitness at the scene, she is the originator of the material, and she's not guessing, she had been following this mob of hooligans for quarter of an hour, she knows damn well, who they are. So, what they've done here is an absolute classic bit of obfuscation, they've got a bit of footage, that they're distributing to the world's media, which shows Israeli football hooligans attacking Dutch citizens, and they are presenting it to the world's media as “hey, who knows, it could be this, it could be that…”
Even more astonishing example of this totally dishonest obfuscation is Sky News. Annet does a live interview on Sky News, on the Friday evening. She tells me she was absolutely crystal clear about it; she made it very clear to them: what they were looking at was hooliganism by Israeli football fans. The next morning, something very interesting happens: a woman called Alice Porter, a reporter for Sky News, produces a very unusual report; it absolutely stands out from all the other reporting, not because it's an exceptional bit of journalism, it's a bog-standard bit of journalism, it's an accurate description of what had happened in Amsterdam, and within hours it was taken down, and Sky re-edited it and put it up again with a note saying the previous version “did not meet their standards for balance and impartiality” [6:42 PM – Nov 9, 2024]. And the most striking bit is they continue to use Annet's footage. In her original piece, Alice Porter had said:
Alice Porter: “Maccabi fans were seen attacking local pools as a police car can be seen driving by.”
By the time, you get to the re-edited version. That script line has become:
Alice Porter: “A video posted on social media shows a large group of hooded men, dressed in black, running down the street, and striking people at random.”
Richard Sanders: What has happened there, Sky News, who know perfectly well what this footage shows, and had originally accurately reported it, is now pretending that it doesn't know. Basically to lie to their viewers. And it's rather sad actually to see that Alice Porter was prepared to revoice this, you know, here, you have the one journalist who'd done a bit of honest, competent, professional journalism on the Saturday morning and, by the Sunday, she's clearly been bullied into revoicing it.
Important context here, of course, is that the Sky News presenter Belle Donati…
…rather aggressively interviewed an Israeli representative [Danny Danon], quite early in the war in Gaza, and immediately disappeared from Sky News screens. So, that will be something that would have been hanging over Alice Porter's head, no doubt, but it's rather sad that she did feel prepared to read that new script line.
Annet wrote to Reuters, but they declined to change the wording on the dope sheet. Anette wrote to Sky, including an email to the reporter Alice Porter, and they didn't even respond to her.
This misrepresentation of Annet's footage is all the more startling, because there was a second journalist, in the same place, at the same time, who puts the main news organizations to shame. It's a young Dutch boy. He has even more extensive footage than Annet. You can quite clearly see in his footage that these are Maccabi supporters, they have the colours on. You see them arming themselves, you see them rampaging through the streets and then, you actually see them threatening him and telling him to stop filming:
Maccabi hooligan: Put away the camera!
Cameraman: We are media.
Maccabi hooligan: Then stop! >:(
Cameraman: No.
Maccabi hooligan: Why not?
Cameraman: We are media.
Maccabi hooligan: *onverstaanbaar* [incompréhensible] So stop! For you, for your safety.
This footage was widely available, it was widely viewed. Reuters will have been aware of this, Sky News will have been aware of this, which makes it all the more disgraceful; the fact that they obfuscated what Annet's footage actually showed.
It's striking that the only two people who actually did their job were Annet de Graaf, a citizen journalist, and a teenage Dutch boy and then, of course, poor Alice Porter for Sky, who immediately paid a price for her honesty.
Maccabi Tel Aviv's supporters have a reputation for racism and political violence. In the past, Maccabi Tel Aviv fans have “attacked anti-Netanyahu protesters with batons and broken bottles”.
In March this year they were filmed beating an Arab man unconscious on the streets of Athens and, on the rare occasions in the past where Maccabi Tel Aviv has signed Arab players, their supporters have actually booed their own players.
The last time Maccabi Tel Aviv fans were in Amsterdam, they sang a notorious song about their rivals, which actually refers to raping people:
“You’re the whores of Arabs / We are ashamed of you / At the end of the day / Gate 5 / We will fuck you / We will fuck you / And then we will drink your blood / In the town’s square we will hang, / Every communist who comes here / We will take your girls / who love to party, / When we rape them, we will shout / Today is death, Hapoel.”
What happens in Amsterdam, his large numbers of them turn up, attack locals… [Cf. Left Laser, How Zionist hooligans provoked chaos in Amsterdam, YouTube, 10.11.2024, 9' 45''. Cette vidéo est soumise à une limite d'âge et n'est disponible que sur YouTube]
1. “They threw beer at me, and they spit it at me, in the Damstraat, but it was like a very aggressive, tense over here like…”
2. “There was someone who was pulled off the bike, and we walked to there, to just see what happened, and at that point, a glass bottle was thrown at us from the crowd of Maccabi supporters.”
3. “Not only attacking people from Amsterdam, but even throwing metal pipes at the police.”
4. Peter Holla (Politiechef van de Regionale Politie Eenheid Amsterdam):
The Dutch police say they were tearing down Palestinian flags, burning Palestinian flags... They also attacked and destroyed a taxi. Large numbers of them were filmed singing “Let the IDF win and fuck the Arabs”. This is a song which ends with the line:
“Why is there no school in Gaza? because there are no children left”.
When they arrived back in Israel, the victims of this supposed pogrom were filmed, once again, singing…
“Let the IDF win and fuck the Arabs. Ole, ole, ole, ole, why is school out in Gaza? There are no children left there” [Oui, leur habitude est de glorifier leurs massacres, de s'en réjouir et de poster leurs obscènes moqueries sur les réseaux sociaux]
This is at the end of a year, when upwards of 15,000 Palestinian children have been killed by the Israeli Army in Gaza.
During the game, there is a minute’s silence for the victims of the flooding in Spain. Spain is unpopular in Israel because it's perceived as being sympathetic to the Palestinians and so, they sort of boo and whistle and jeer through the minute’s silence.
Then, after the game, there are clashes between Maccabi Tel Aviv supporters and local Dutch people in the streets of Amsterdam. If you actually look at it carefully, and look at the footage, and read the reports carefully, I have to say as someone who attended English football matches throughout the 1980s, if this was Spurs Arsenal in 1985, this would have been about two column inches on the inside pages of the Evening Standard, I mean, this really wasn't extensive violence, but yet immediately! this is headline news around the world, The Guardian, the BBC, CBS Morning and others actually start a live news feed about it. [Ils titrent tous emportés par le même psittacisme : Israeli football fans attacked in Amsterdam / Des supporters de football israéliens agressés à Amsterdam]
In the early reporting, certainly, no context is provided at all, it's simply presented as mobs of antisemites attacking Israeli football fans.
Ian Collins (Talk TV, British radio and television presenter and journalist and author, UK):
“This is a disturbing story, Charlie, Israel condemning what is being described as a Jew hunt…”
Gordon Robertson (CBN News): ISLAMISTS ATTACK ISRAELIS
“A horror story out of the Netherlands. Avoid movements in the street and lock yourself in your hotel rooms.”
Kasia Madera (BBC News): Israeli football fans attacked in Amsterdam
“The Israeli military says it's preparing to immediately deploy a rescue mission to the Netherlands.”
Alex Phillips (Talk TV): ANTI-ISRAEL ATTACK. 62 Arrests After Fans of Maccabi Tel Aviv Face Abuse in Amsterdam
“And indeed, there's even another unconfirmed report that there could be a hostage situation now taking place…” [Voici Alex Philips le regard égaré d’une professionnelle du racisme et de la mystification télévisés]
And what is extraordinary is virtually ALL of the Western world's major political leaders, who have remained virtually silent for a year in the face of massacre after massacre after massacre of children in the Gaza Strip, weigh in condemning the violence…
Joe Biden: “The Antisemitic attacks on Israeli soccer fans in Amsterdam are despicable and echo dark moments in history when Jews were persecuted.
We’ve been in touch with Israeli and Dutch officials and appreciate Dutch authorities’ commitment to holding the perpetrators accountable. [Ce ne sont pas les détentions d'Amstellodamois qui ont manqué !]
We must relentlessly fight Antisemitism, wherever it emerges.”
6:27 PM – Nov 8, 2024
David Lammy [secrétaire d'État aux Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement du Royaume-Uni depuis 2024. Il était horripilé mais pas par les cris des apologistes des enfanticides, on s'en doutait] : “I am horrified by last night’s Antisemitic attacks on Israeli citizens in Amsterdam.
My thoughts are with those injured, their families, and everyone affected.
I utterly condemn these abhorrent acts of violence and stand with Israeli and Jewish people across the world.”
4:55 PM – Nov 8, 2024
Ursula von der Leyen [championne du droit à l'autodéfense des forces hégémoniques]: “Outraged by last night’s vile attacks targeting Israeli citizens in Amsterdam.
I just spoke with @MinPres Schoof.
I strongly condemn these unacceptable acts.
Antisemitism has absolutely no place in Europe. And we are determined to fight all forms of hatred.” [Toutes ? Qui sème le génocide et sa glorification récolte… quoi au juste, Ursula ? ]
9:47 AM – Nov 8, 2024
… and portraying it as a pogrom.
There are even ludicrous comparisons of it with Kristallnacht :
SKY NEWS: “Those Jewish people there were remembering Kristallnacht, which was a pogrom that happened before World War II, where Jews were targeted of course. You can understand how upset, how angry, how afraid they are! that this happened in their own country in modern times.” [Tout en citant...]
Anne Frank Trust: “We’re shocked and heartbroken that the city where Anne Frank spent most of her life has been blighted by antisemitic violence. Our thoughts are with all those affected and with @annefrankhouse. We will never stop educating young people to challenge anti-Jewish hatred."
Holocaust Memorial Day Trust: “We are deeply alarmed and unequivocally condemn the antisemitic attacks against Jewish football fans in Amsterdam on Thursday evening. These abhorrent acts, which resulted in multiple injuries, are a stark reminder of the ongoing threat faced by Jewish people worlwide, even in public spaces. Occurring on the weekend of the Kristallnacht anniversary, these attacks serve as a grave warning that the fight against antisemitism remains urgent and vital.”
I thought for the Anne Frank Trust and other Holocaust Memorial organizations to come out in defence of people who had marched through the streets of Amsterdam singing ‘Fuck the Arabs’, ‘There are no children in Gaza’, etc., was quite obscene…
The Bolt Report, Sky News, [gourmet de la vérité et des opinions honnêtes] : BOLT: DISGUSTING ‘JEW HUNT’ IN AMSTERDAM
REAL NEWS, HONEST VIEWS
“The Dutch have been shamed and shocked by a Jew hunt by Muslims in the streets of Amsterdam. I mean, Amsterdam the city where a Jewish girl, Anna Frank, wrote a famous diary while the family hid from the Nazis until they were betrayed and most of them killed.”
[The Bolt, est-il choqué et humilié par la chasse aux Palestiniens menée par les Sionistes sur tous les centimètres carrés de la Bande de Gaza… ou de la Cisjordanie ? Je veux dire, Gaza, ce petit rectangle où une cinquantaine de bébés et d’enfants palestinien.nes assiégé.es et affamé.es, malades et mutilé.es, sont tué.es tous les jours ?]
There is a case study in the misuse of the term anti-Semitism. This must be pretty much the only example in history where gangs of racist football hooligans have found the entirety of the Western media and political establishment leaping to their defence and portraying them as victims. You just have to imagine Russian supporters descending on a town, perhaps full of Ukrainian refugees, in Poland, and marching through the streets singing ‘Fuck the Ukrainians’, celebrating the slaughter of Ukrainian children and then, just imagine how this story would be being covered in Western press.
Stories like this are profoundly discrediting the political and media class. You have to be very careful. The new Labour government, here, in Britain, and governments in other places are talking about cracking down on the internet, and cracking down on what they call disinformation. There is disinformation on the internet, but you have to be very careful that what they're actually worried about is accurate information that they don't want to be out there.
Now, in the game itself, Maccabi Tel Aviv lost 5-0,
…but the real losers here are the political and media class of Europe and North America, who —appalling hypocrisy and moral double standards and moral dishonesty— were again exposed. And really, the issue we ought to be wrestling with, in the wake of this, is why on earth clubs which represent a genocidal, apartheid country, clubs whose supporters clearly see football matches as an opportunity to import the thuggery of the Israeli army, and bear in mind many of these Maccabi supporters would be reservists in the Israeli army, they clearly see it as an opportunity to import the thuggery of the Israeli army onto the streets of Europe, why on earth are these clubs still welcome in FIFA and UEFA competitions? Bear in mind, of course, that the Russians have been barred from playing international football ever since they invaded Ukraine, and you do find yourself asking… where is the duty of care? where is the sense of responsibility to their own citizens? Governments and City authorities are prepared to invite these gangs of racist, Islamophobic hooligans onto their streets, and when local people are attacked, it is these foreign hooligans who will be presented as the victims: where is the sense of responsibility, the duty of care to their own citizens and, particularly, their own Muslim citizens? And it does rather raise the question of whether they don't actually really regard them as citizens.
There has never been an example of disinformation quite as crude and as see-through as this one, and once again it shows more than ever the need for independent media, the need for outlets like Double Down News…
NOTES :
(1) Leurs castagnes, sévices, chants et slogans prouvent le côté prédicateur, glorificateur et génocidaire de l’hégémonisme kahaniste-sioniste cette fois en terre de goyim, païenne et non-conquise, et la réaction de certains indigènes à ces outrances intolérables prouve le manque d’attirance, voire la répulsion, que suscite cet hégémonisme barbare chez des gens disposant encore d'un peu de libre arbitre, Yahvé merci.
“We know Maccabi fans, Maccabi fans already have a reputation, even in Israeli standards. We know many of them are soldiers or ex-soldiers in Gaza right now. I also tried to explain this to the police, I said: look, if somebody just came back from Gaza and just came back from killing a lot of people, you don't expect them to behave normally in your city!”
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Mise à jour du 19.11.2024 :
NPO, 17.11.2024
Amsterdam Mayor says they were ‘bypassed’ by Israel and walks back ‘pogrom’ comments
Femke Haselma, sociologue et criminologue, issue de la gauche verte d’Amsterdam et maire d'Amsterdam, tout cela ensemble, affirme avoir été « contournée » par Israël et revient sur ses propos au sujet du « pogrom ». Elle se rétracte. Encore heureux. Mais… un proche me dit : « Il faut avoir une prédisposition à mordre à ces appâts. Peut-être qu'elle est énervée que le montage ait été si bâclé et qu'elle se soit retrouvée si ouvertement les fesses en l'air. » À vous d'en juger.
Transcription :
— Femke Halsema: “Towards 12:30am approximately, it became clear that something else was going on in the city. Meaning that there were not only groups of [Maccabi] supporters and others against each other, and that there were incidents surrounding it, but that spread throughout the city suddenly -yes, I called it “hit-and-runs”- incidents that were popping up everywhere. I think around 12:30am, it lasted approximately until 2:30am and then it became calm in the city. Only what you then saw is that the image we had, we were totally bypassed by Israel, because at 3am Prime Minister Netanyahu, from Israel, gave a press conference about what had happened in Amsterdam while we were still gathering facts.” [« Ce que vous avez alors vu, c'est que l'image que nous avions, c'est que nous étions totalement dépassés par Israël parce qu'à 3 heures du matin, le Premier ministre Netanyahu, d'Israël, a donné une conférence de presse sur ce qui s'était passé à Amsterdam alors que nous étions encore en train de recueillir des faits. »]
— Journalist: In your press conference, that followed on Friday, you said “I can imagine”, and I quote, “that the events as we saw them evoke memories of pogroms”.
— Femke Halsema: Yes.
— Journalist: Would you use that word again?
— Femke Halsema: Well, first, let me say that the words “Jew hunt” have been used. People were going “Jew hunting”, they asked for passports. That night and early morning, I spoke to many Jewish Amsterdammers on the phone, with a lot of emotions. And what I primarily wanted to express was the sadness and fear among Jewish Amsterdammers. But I have to say that in the days after I saw how the word “pogrom” became very political and turned into propaganda: the Israeli government speaking of a “Palestinian pogrom in the streets of Amsterdam”. In the political class, the word ‘pogrom’ is primarily to discriminate against Moroccan Amsterdammers and Muslims. Those were not my intentions, and that’s not what I wanted…
— Journalist: Let us return to the question: would you have used it again, that word?
— Femke Halsema: No, no. If I had known that it would be used this way, politically and as propaganda, I don’t want anything to do with that. I find that… nobody benefited from this [faux !!! ceux qui ont monté ce coup, N*tanyahu et le Mossad !!! Prestidigitateurs rime ici avec agitateurs]. I never made a direct comparison but said that I could understand the feelings and I wanted to express sadness. But I am not an instrument in a national and international political battle.
Comme il fallait s’y attendre, « Les commentaires de Haselma ont été qualifiés par le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar de « totalement inacceptables ». », lit-on dans un article de Rayhan Uddin sur Middle East Eye, qui finit ainsi :
« La semaine dernière, Nora Achahbar, une ministre néerlandaise d’origine marocaine, a démissionné du gouvernement en raison de propos racistes qu’elle aurait entendus de la part de ses collègues du cabinet au sujet des événements d’Amsterdam. La coalition néerlandaise, dominée par le Parti pour la Liberté (sic en néerlandais : Partij voor de Vrijheid, PVV] d’extrême droite de [Geert] W*lders, a failli s’effondrer après sa démission, mais a survécu à une réunion d’urgence. »
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Mise à jour du 2.12.2025 :
Speaking about the decision to ban Maccabi Tel Aviv supporters during a UK Home Affairs Committee, West Midlands Police's Chief Constable Craig Guildford said they were informed by the Dutch police that the team's fans attacked members of the Muslim community deliberately.
On Monday, at a one-off session to examine the decision-making around the policing of the Europa League match between Aston Villa and Maccabi Tel Aviv, Guildford said Dutch police told the UK chief inspector that they “would never want to have Maccabi Tel Aviv playing in Amsterdam again in the future”.
Last month, Maccabi Tel Aviv supporters were forbidden from attending the football team’s Europa League match against Aston Villa after police raised public safety concerns.
This followed protests at the Israel national team's World Cup qualifiers against Norway and Italy, with police using tear gas on protesters and pro-Palestinian demonstrators in Oslo and Udine.
TRANSCRIPTION de la déclaration de Craig Guildford :
“(...) Then on Wednesday, the 1st of October, and this is very important, is that… I sat down with the Chief Inspector, who is our planning expert, who had spoken to the three Dutch police commanders, and this really, panel, is where the difference occurs between what Lord Mann [Lord John Mann, the government 'independent' advisor on Antisemitism] has said and the information that was provided to the Chief Inspector.
And the information provided from the Dutch was very, very clear. In terms of… they reflected on the days before, during, and after the match. As a result of clashes between the Maccabi ultras and the local Muslim community, the police in Amsterdam were very stretched, particularly the day before, because they hadn’t assessed the match as being high risk from their perspective. And they informed us very clearly, and I’ve spoken to the chief inspector myself on Wednesday of last week, that they said they deployed 2,000 riot police on the day of the match. And where the 5,000 comes from is exactly as you said, which is our professional assumption of our silver commander, which is over the three and four days of the actual event, you’d need about 5,000 police officers.
So, in terms of what we were told, the ultras were very well organised, militaristic in the way that they operated, they attacked members of the local community, including taxi drivers, tore down flags, people were thrown into the river, and definitely the singing, and I think the question from one of your colleagues earlier about the “no schools in Gaza as the children were all dead”.
They further stated that this group specifically targeted the local Muslim community deliberately. Members of the local and wider Muslim communities subsequently reacted and deliberately then, on the day after mainly, attacked Maccabi fans on match day, both before the match and after the match, as Lord Mann has made reference to.
That’s what we were told.
The Dutch commanders were unequivocal: they would never want to have Maccabi Tel Aviv playing in Amsterdam again in the future. That was what they said to our chief inspector.
À réfléchir, après lecture de tous les considérants...
— Quelle est la raison pour laquelle la police néerlandaise fit litière de la dangerosité des ultras nazis d'une équipe coloniale sioniste, alors que ces fanatiques militarisés étaient bien connus de tout le monde, alors même qu'il y avait déjà eu des précédents de leurs sévices très suprémacistes et très violents, y compris à Amsterdam ?
— Quelle est la raison pour laquelle tous les grands média racontèrent illico, les 7, 8, 9... novembre 2024, la version israélienne des incidents d'Amsterdam ?
— Et quelle est la raison pour laquelle le gouvernement de Keir Starmer s'évertue à défendre Israël aussi dans cette affaire, contre toute évidence, contre la sûreté de ses concitoyens et tout en jetant l'opprobre sur sa propre police ?
Nous, les peu.... Vous en souvenez-vous ? Vous rappelez-vous la « parole noire étouffée », la « fala » systématiquement escamotée, réprimée, réduite au silence ? Eu quero um país que não está no retrato ?
Ana Tijoux insiste avec brio, avec Shadia Mansour... C'était en 2014, au Chili. Gracias, Ana et Shadia.
Tu nos dices que debemos sentarnos
Pero las ideas solo pueden levantarnos
Caminar, recorrer, no rendirse ni retroceder
Ver, aprender como esponja absorbe
Nadie sobra, todos faltan, todos suman
Todos para todos, todo para nosotros
Soñamos en grande que se caiga el imperio
lo gritamos alto, no queda mas remedio
esto no es utopía, es alegre rebeldía
del baile de los que sobran, de la danza tuya y mía
levantarnos para decir: ya basta
Ni África, ni América Latina se subasta
con barro, con casco, con lápiz, zapatear el fiasco
provocar un social terremoto en este charco
Todos los callados (todos)
Todos los omitidos (todos)
Todos los invisibles (todos)
Todos, to-to, todos
Todos, to-to, todos
Todos los callados (todos)
Todos los omitidos (todos)
Todos los invisibles (todos)
Todos, to-to, todos
Todos, to-to, todos
Nigeria, Bolivia
Chile, Angola, Puerto Rico y Tunisia
Argelia, Venezuela
Guatemala, Nicaragua, Mozambique, Costa Rica
Camerún, Congo, Cuba, Somalía
México, República Dominicana, Tanzania
Fuera yanquis de América latina
franceses, ingleses y holandeses, yo te quiero libre Palestina
[Shadia Mansour]
(Dame el micrófono)
La música es la lengua materna del mundo
Ella apoya nuestro existencia, ella protege nuestros raíces
Ella nos une desde la gran Siria, África, hasta América Latina
Aquí estoy con Anita Tijoux
Aquí estoy con los que sufren, y no con los que te vendieron
Aquí estoy con la resistencia cultural
Desde el comienzo, ¡hasta la victoria siempre!
Estoy con los que están en contra, con los que colaboraron, con los que no están en nuestro lado
Hace tiempo, yo he calculado, así que decidí invertir en Banksy después que Ban-Ki se quebró
Como dice el dicho "la situación necesita ser acunada pero en realidad la situación se tiene que parar"
Por cada prisionero político libre, una colonia israelí se agranda
Por cada saludo, se retumbé mil casas
Ellos usan la prensa para que pueden fabricar
Pero cuando mi pena se condena, la realidad se presenta
Todos los callados (todos)
Todos los omitidos (todos)
Todos los invisibles (todos)
Todos, to-to, todos
Todos, to-to, todos
Todos los callados (todos)
Todos los omitidos (todos)
Todos los invisibles (todos)
Todos, to-to, todos
Todos, to-to, todos
Saqueo, pisoteo, colonización, Matías Catrileo, Wallmapu
Mil veces venceremos, del cielo al suelo, y del suelo al cielo
vamos, sa, sa, sa, sa, sa, sa, sa, saltando
Caballito Blanco, vuelve pa' tu pueblo
no te tenemos miedo tenemos vida y fuego
fuego nuestras manos, fuego nuestros ojos
tenemos tanta vida, y hasta fuerza color rojo
La niña María no quiere tu castigo
se va a liberar con el suelo Palestino
Somos Africanos, Latinoamericanos
somos este sur y juntamos nuestras manos
Todos los callados (todos)
Todos los omitidos (todos)
Todos los invisibles (todos)
Todos, to-to, todos
Todos, to-to, todos
Todos los callados (todos)
Todos los omitidos (todos)
Todos los invisibles (todos)
Todos!
"Please join me in helping my friend Ronnie Barkan and all the other Palestine Action heroes.
They are helping us open our eyes to the dystopia that we live in.
And expose its deadly entrails.
Entrails like the warmongering Israel armaments company Elbit Systems.
More power to you, Ronnie, hang in there.
Love
R."
- Roger Waters, 6 Aug. 2022
Voici un cas peu fréquent, qui nous remplit d'espoir.
C'est le cas des ainsi nommés « Bristol 7 », militants de Palestine Action. Le 15 mai 2022, jour de la Nakba, ils ont occupé le siège de Bristol d’Elbit Systems UK, sinistre entreprise qui fabrique des armes et des systèmes de surveillance utilisés par Israël à Gaza et en Cisjordanie.
Deux des impliqués étaient des dissidents d’origine juive ; dressés dans le système éducatif sioniste israélien (école, armée, médias... lavage de cerveau sans désemparer), ils s'en sont libérés pour en faire la critique et résister, passer à l'action, en solidarité avec leurs semblables en Palestine, leurs frères et sœurs. Ils sont interviewés par Real Media —je traduis ici en français, en version personnelle très élargie, l'information qu'ils fournissent. La calme détermination de Stavit Sinai et de Ronnie Barkan est vraiment prenante. Stavit Sinai a effectué des recherches sur la sociologie de l’apartheid et de l’oppression, et Ronnie Barkan a rejoint les mouvements de résistance protégeant les Palestiniens sous occupation illégale, avant de s’expatrier pour enseigner.
vidéo diffusée le 2.10.2017.
Ronnie Barkan explique pourquoi ces attitudes racistes et de haine dominent la société israélienne.
Voir plus bas la transcription complète, traduite en français, d'un discours inéluctable cassant la hasbara.
Après leur arrestation à Bristol, Sinai et Barkan ont tous deux passé un mois en détention provisoire, puis près d’un an en résidence surveillée.
Comme dans de nombreux procès récents liés à des manifestations, presque toutes les circonstances atténuantes légales ont été exclues par le juge, et ils ont été reconnus coupables de dommages criminels et de cambriolage, après un procès de quatre semaines.
Ils ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis et à payer des frais de poursuite de 1 000 £ chacun. Ils sont également condamnés à verser une indemnité de 5 000 £ à Elbit, mais contestent cette décision, la jugeant illégale, en raison de la complicité de l’entreprise dans des crimes de guerre et un génocide : ils n'en démordent pas, ils ne lâchent rien.
Pendant le procès de Bristol, le 26.01.2024, la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye a rendu son OrdonnanceApplication de la Convention pour la Prévention et la Répression du Crime de Génocide dans la Bande de Gaza (Afrique du Sud c. Israël).
CIJ, 3. Conclusion quant à la compétence prima facie (par. 31-32) :
« la Cour conclut que, prima facie, elle a compétence en vertu de l’article IX de la convention sur le génocide pour connaître de l’affaire et que, en conséquence, elle ne peut accéder à la demande d’Israël tendant à ce qu’elle raye l’affaire de son rôle. »
CIJ III. Qualité pour agir de l’Afrique du Sud (PAR. 33-34) : « La Cour conclut, prima facie, que l’Afrique du Sud a qualité pour lui soumettre le différend qui l’oppose à Israël concernant des violations alléguées d’obligations prévues par la convention sur le génocide. »
Etc, etc.
Mais les autorités impériales et proconsulaires font la sourde oreille et s'évertuent à protéger, justifier, financer et armer l'entité sioniste dans ses crimes ordinaires contre l'humanité tous azimuts.
Écoutez Sinai et Barkan, écoutez leurs histoires, leurs motivation : ils sont une leçon de lucidité, d'humanité, d'engagement et de ténacité souriante.
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PROPOS DE RONNIE BARKAN Recueillis par ABBY MARTIN (version française) :
Comme tous ceux qui ont grandi en Israël, j’ai suivi tout le processus d’endoctrinement. On nous entraîne à être des soldats dès la maternelle, littéralement ! Dès l’instant où j’ai compris, j’ai réussi à surmonter cet endoctrinement, et tout est devenu très clair, car la situation est limpide. L’un des principaux succès de la propagande israélienne est de convaincre le monde que la situation est compliquée, mais elle est loin d’être compliquée : c’est probablement le conflit le moins compliqué du monde aujourd’hui [Ta-Nehisi Coates est du même avis]. Et tout cela concerne essentiellement ceux qui ont le pouvoir, ceux qui oppriment, soumettent et font du commerce avec le peuple autochtone du pays, qui a été opprimé, soumis et expulsé de sa terre. C’est de cela qu’il s’agit. La situation ici n’est pas très différente, autre, de la façon dont elle est perçue dans le monde et au sein de la société israélienne elle-même. Ils aimeraient se percevoir comme quelque chose d’autre, comme étant… libéraux et progressistes et tout ça. Et je me considérais aussi comme tel, jusqu’à ce que je me rende compte qu’en fait, ce n’était pas le cas. L’affaire est très claire et je ne suis pas du bon côté de l’histoire. Et c’est à ce moment-là, vous savez, avec tout cela, que j’ai réussi à surmonter ce genre de lavage de cerveau. Puis, le reste a été très facile.
Donc, Israël a pour objectif de créer un endroit réservé à un groupe choisi, et uniquement à lui. Ce n’est pas seulement le fait qu’ils voulaient prendre le contrôle, usurper la terre et les ressources et tout ça ; c’est aussi le caractère exclusif de cet endroit, qui est le nôtre et seulement le nôtre. Et même tout Palestinien né en Israël, même s’il est citoyen israélien, est déjà considéré comme une sorte de menace pour l’État. Le besoin de ségrégation, le besoin de séparer et de ne pas interagir avec les Palestiniens fait partie de l’identité israélienne. Nous devons donc comprendre que l’identité israélienne dépend du déni de l’identité palestinienne et du déni… soit de l’existence des Palestiniens tous ensemble, soit, à tout le moins, du déni de leur identité, de leur culture, etc. Et puis, juste après le nettoyage ethnique de la Palestine, juste après que les Palestiniens ont été expulsés de leurs maisons – beaucoup sont devenus des réfugiés –, la Bibliothèque nationale d’Israël a mené une campagne concertée de pillage massif de livres et d’autres objets culturels dans les maisons palestiniennes. Il y a donc une raison pour laquelle… quand nous disons que « l’existence est une résistance », pour les Palestiniens, c’est vrai. Le simple fait d’exister sur leur terre est un acte de résistance en soi. Plus encore, quand ils revendiquent réellement leurs droits, revendiquent leur identité, font des œuvres culturelles, produisent la culture palestinienne : tout cela est un acte de guerre.
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Les gens qui pensent comme moi sont très peu nombreux, et je dirais qu’il n’y a pas de gauche en Israël et qu’elle n’a jamais existé. Ce que vous avez, ce sont ces soi-disant gauchistes, les sionistes libéraux, qui parlent essentiellement le langage de la paix et des droits de l’homme dans tous les domaines, etc., afin d’édulcorer leur racisme et leur suprématie. Et ils parlent un langage très différent de celui du gouvernement en place, par exemple, parce que le gouvernement en place est clairement un gouvernement de droite, ils n’ont aucune honte à exprimer leurs attitudes racistes, etc., ils disent en gros : « tout cela est à nous et à nous seuls » ; beaucoup d’entre eux sont assez honnêtes pour dire : « oui, il y a eu un nettoyage ethnique en Palestine et c’est une bonne chose. Le problème est que nous n’avons pas fini le travail, qu’il reste encore des Palestiniens en Palestine ». Avec l’autre type de sionistes, avec la soi-disant gauche, en Israël, nous ne pouvons même pas nous mettre d’accord sur les faits de base. Mais pour qu'ils se sentent à la fois sionistes et moraux, ils doivent se mentir à eux-mêmes en permanence, à chaque instant de chaque jour. Ils ont donc perfectionné tout ce discours de mensonges pour se mentir à eux-mêmes et pour mentir à la communauté internationale, pour justifier leur existence ici.
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Les opinions des Israéliens sur la situation n’ont absolument rien à voir avec la question de savoir comment changer la situation, elles manquent absolument de pertinence. Est-ce que ce que les Blancs pensaient de l’apartheid en Afrique du Sud à l’époque avait de l’importance ? La question est de savoir comment mettre fin à l’apartheid et aux crimes israéliens. Vous savez, tous les responsables israéliens le diront, prétendront parler au nom du peuple juif et demanderont même aux Palestiniens de reconnaître le droit d’Israël à être un État juif, etc. Je ne reconnais pas le droit d’Israël à être un État juif, car il n’est pas juif par la religion, il est seulement juif par la suprématie blanche. Israël est juif tout comme l’Afrique du Sud était blanche, exactement dans le même contexte, avec exactement la même signification. Et, évidemment, toute personne décente dans le monde devrait s’opposer à cela, car c’est intrinsèquement raciste, et plus que cela. Et c’est aussi tout à fait contraire au droit international. Alors, quand on dit qu’Israël est un État d’apartheid, même s’il n’est pas exactement comme l’Afrique du Sud, il tombe parfaitement sous la définition juridique du crime d’apartheid, qui est un crime très grave, l’un des rares crimes considérés comme des crimes contre l’humanité, ce qui signifie que toutes les parties du monde sont obligées de faire quelque chose contre lui, de ne pas s’en rendre complices. Et ce que nous disons, c’est… non, il y a des droits humains fondamentaux qui doivent être respectés. L’un d’eux est la fin de l’occupation, bien sûr, mais ce n’est pas le problème principal, c’est une partie du problème. Les deux autres droits sont l’égalité à l’intérieur d’Israël même, ou ce que nous appelons la Palestine de 1948, et les droits des réfugiés qui ont été expulsés de là depuis la fondation même de l’État d’Israël. Ce sont des droits fondamentaux ; ils doivent être respectés. Et maintenant, nous pouvons débattre, nous pouvons discuter de la manière dont nous mettons en œuvre ces droits. Je suis prêt à en discuter, je ne vais pas discuter, vous savez, devrions-nous avoir l’égalité ou non ? Ce n'est pas négociable.