Le Corps humain virtuel est un outil d'enseignement proposé sur le site de son éditeur, Québec Amérique. Il permet une navigation interactive et il y est question des différentes composantes de nos anatomies, masculine et féminine : morphologie, squelette, muscles, système
nerveux, système lymphatique, système cardiovasculaire, système respiratoire, appareil digestif, appareil urinaire et appareil reproducteur. Le site offre en outre un dictionnaire anatomique.
Voici leur présentation :
Ikonet.com vous invite à explorer l’anatomie du corps humain, de la tête aux pieds et de la
peau aux os, avec le Corps humain virtuel. Plus dynamique que des planches anatomiques
traditionnelles, le Corps humain virtuel vous permet, grâce à sa fenêtre de navigation
interactive, de superposer à votre guise muscles, organes, squelette et autres composantes
du corps humain, et d’ainsi visualiser les liens qui les unissent.
Grâce à notre modèle hyperréaliste, découvrez un mode unique d'exploration de l'anatomie
humaine. Il suffit de survoler le modèle 3D avec votre curseur pour obtenir le nom exact
des différentes structures représentées. Pour en savoir plus, cliquez sur un nom et accédez à sa
définition et à un enregistrement audio de sa prononciation dans l’étiquette qui se déploie
alors.
Pour plus d’information sur les options de navigation, consultez l’aide du site.
Pour apprendre le vocabulaire du corps d'une manière beaucoup plus simple, avec des exercices à l'appui, vous disposez aussi, par exemple, du site de Thierry Perrot. Cliquez sur le lien pour essayer.
À partir du 24 février et jusqu'au 6 avril, le site de Courrier internationaldiffuse un dossier spécial sur le webdocécrit et réalisé par Camille Clavel, Vers où Israël, une production de Mélisande Films. Quant à Camille Clavel, il est pertinent de rappeler que son arrière-grand-mère est morte dans un camp de concentration nazi.
Le
film a été tourné en Israël et en Cisjordanie en mai 2011, cinq mois avant la demande du Président de l'Autorité palestinienne de reconnaître la Palestine comme État membre de l'ONU. Suite à cette demande, la Palestine est devenue le 195e membre de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). L'annonce a été officialisée lundi 31 octobre.
Le premier épisode des sept qui composent le film a donc été mis en ligne vendredi. On compte en diffuser un chaque semaine. Dans ce premier volet, on voit bien que le documentaire s'appuie sur les interventions de nombreux Israéliens, juifs ou arabes, anonymes ou bien connus, dont le romancier et poète Aharon Appelfeld, l'historien médiéviste Gadi Algaziet l'historien Shlomo Sand, professeur à l'université de Tel Aviv et auteur de Comment le peuple juif fut inventé.
Ce documentaire a été sélectionné par le festival Visions du réel 2012 (section Media Library), qui se déroulera à Nyon du 20 au 27 avril.
Le 26 février 2012, au Café El Fin del Mundo, calle Dr. Fourquet 28, Madrid, Café Philo nº 26 autour du langage :
¿Hablando se entiende la gente? Lenguaje: ¿Limitación o posibilidad?
Moderadora: Zara Fernández de Moya
Ponentes:
Rosana Acquaroni: Es poeta y doctora en Filología Hispánica (Universidad Complutense de Madrid). Ha publicado varios libros de poesía: entre ellos, Del Mar bajo los puentes, (1988) o Discordia de los dóciles (2011). Ha sido incluida en diversas antologías: Ellas tienen la palabra (1997) o Poetas en blanco y negro (2006). En este enlace está su intervención en la sesión: Rosana Acquaroni.
Juan Luis Conde: Escritor de novela y ensayo, es profesor en Filología Clásica (Universidad Complutense de Madrid) y ha colaborado varios años en la Escuela de Letras de Madrid. De sus cursos sobre creación literaria, nació El segundo amo del lenguaje (Debate, 2001). En 2008 publica La lengua del Imperio.
Antonio Carlos Martín: Doctor en Psicología de la salud y psicólogo clínico. Ha publicado su investigación Infertilidad femenina y psicosomática (2007). Ha publicado varios artículos en revistas especializadas y en prensa.
Ángela Tejero: Formadora de Programación Neuro-Lingüística (PNL) y Directora de Formación en PNL Madrid donde desarrolla diferentes programas enfocados al Liderazgo tanto Personal como Profesional. Está especializada en Comunicación, Lenguaje Persuasivo y Creatividad.
Alberto Conde Calvo: Filólogo, traductor entre otros de Le Clézio y profesor de francés en la Escuela Oficial de Idiomas. Actualmente, ha desarrollado también su investigación en nuevas tecnologías y aprendizaje.
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Sanou Mbaye, économiste et écrivain sénégalais, auteur de L'Afrique au secours de l'Afrique (L'Atelier, Ivry-sur-Seine, 2009), a publié un article à propos du « marasme sénégalais » dans Le Monde diplomatique de février 2012, page 17. En voilà un extrait —qui prouve la pertinence absolue de l'avant dernier roman de Michel Rio, Coupe réglée, Fayard 2009, une « non-enquête » de son héros de B. D. le commissaire divisionnaire Francis Malone— :
« (…) De tels phénomènes s’inscrivent dans un rapport de soumission à la France et à ses intérêts, qui durent depuis cinquante ans. Le secteur privé est entièrement aux mains de groupes hexagonaux : Bolloré, Bouygues, Total, France Télécom, Société Générale, BNP Paribas, Air France… En outre, les politiques de change et de crédit, si cruciales pour le développement, sont liées à l’Hexagone à travers les mécanismes de la zone franc [1]. Contre le dépôt de 50% des réserves de devises des pays membres sur un compte du Trésor français, le franc CFA est convertible et arrimé à l’euro à un taux de change fixe surévalué, alors que toutes les autres monnaies du continent ont, elles, des cours flottants.
La convertibilité permet aux entreprises françaises et aux classes dominantes de transférer librement les fortunes qu’elles engrangent en étant prémunies contre toute dépréciation monétaire. (…) »
[1] Franc CFA : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Mali, Niger, République centrafricaine, Sénégal, Tchad et Togo). Le franc comorien a été rattaché à l’euro comme le franc CFA.
Je vous relaie telle quelle une dépêche du Monde sur le projet "100 jours" -un film documentaire par jour du 27 janvier au 6 mai- qui pourrait vous intéresser :
Un documentaire par jour jusqu'à la présidentielle Le projet "100 Jours" a été lancé en 2007,
à l'approche de l'élection présidentielle, par les documentaristes
Odile Magniez, Zoé Liénard et Isabelle Taveneau. Leur collectif mettait en ligne un court documentaire quotidiennement et ce pendant les 100 jours précédant l'élection. Le projet renaît cette année (Rue89 y consacre d'ailleurs un article). Depuis le 27 janvier et jusqu'au second tour de la présidentielle, le 6 mai, un court-métrage est diffusé chaque jour sur 100jours.org. Cent réalisateurs français et étrangers ont été sollicités pour réaliser, bénévolement, un film de cinq minutes sur un thème "politique au sens large". Ces films sont également diffusés dans des cinémas, des établissements scolaires ou encore dans le cadre de festivals. Le site du collectif comporte par ailleurs une rubrique intitulée "100 Nuits", ouverte à d'autres formes de création (photo, dessin, bande dessinée, son, texte). Afin de stimuler le débat et de rendre accessibles les travaux au plus grand nombre, toutes les créations sont sous licence Creative Commons, donc librement téléchargeables et diffusables.
Voici le MANIFESTE qui est à la base de cette initiative :
Cinq ans plus tard, le rituel des élections reprend son cours, les protagonistes sont identiques, la
représentation spectaculaire et les enjeux confisqués.En 2007, nous avions réuni soixante réalisateurs et réalisatrices pour créer et diffuser 100 films les 100 jours précédant le deuxième tour des élections présidentielles. Cinq ans plus tard, nous décidons de renouveler l’expérience avec 100jours en 2012.
Nous voulons réinventer ce projet politique, cinématographique et artistique. Nous voulons à nouveau créer collectivement et bénévolement.
Et nous faisons le pari de mettre en œuvre un décalage : un autre rapport à l’individu, à l’esthétique, à l’actualité, un autre rapport à l’Autre, où notre système est un espace qui s’invente.
Imaginer des rencontres, approcher des trajectoires, capturer des instants, considérer cette période comme un moment d’expérimentation, de création, d’ouverture des possibles, un moment pour prendre la
parole, brutalement ou joyeusement, empli de colère ou d’espoir.
En se projetant de la place du village à l’utopie bien nommée, nous affirmons par ce projet notre désir de saisir le présent.
100jours, c’est 100jours et 100nuits.
Dans 100jours nous proposons à des auteurs et à des collectifs la réalisation de 100 films documentaires de 5 minutes. Nous imaginons ces films comme des créations singulières, des points de vue affirmés, des tentatives documentaires, des essais.
Dans 100nuits, d’autres expressions documentaires, sous différentes formes (photo, dessin, bande dessinée, son, texte…) seront produites par des auteurs invités.
100jours s’envisage autant comme une succession de propositions que comme une œuvre singulière, un espace d’expressions libres et un tout pensé et construit. De 100jours doit émaner une entité propre, où chaque œuvre vient en écho aux précédentes, où les publications se répondent, se mêlent ou se heurtent pour au final se compléter et former un tout cohérent.
Durant cette période (de janvier à mai 2012) il s’agira donc de faire : faire des films et des créations, organiser des diffusions, débattre, faire de la politique. En réinventant notre place, en tant que créateur et spectateur, individu et collectif, nous souhaitons réaffirmer que ce sont les rencontres qui produisent le politique.
Collectif 100jours (100jours.org)
“C’est l’art qui dispose constitutivement de tous les moyens d’affecter, parce qu’il s’adresse
d’abord aux corps, auxquels il propose immédiatement des affections : des images et des sons. Non pas que l’art aurait pour finalité première de véhiculer des idées (…). Mais il peut aussi avoir envie de dire quelque chose. Sans doute cette forme de l’art a-t-elle largement perdu les faveurs dont elle a pu jouir dans la deuxième moitié du XX° siècle, au point que “l’art engagé” soit presque devenu en soi une étiquette risible, dont on ne voit plus que les intentions lourdement
signifiantes, les propos délibérés et le magistère pénible. On peut bien avoir tous les griefs du monde pour l’art -qui- veut- dire, le problème n’en reste pas moins entier du “côté opposé” : car en face de l’art qui dit, il y a les choses en attentes d’être dites. Or elles ont impérieusement besoin d’affections et, “l’art politique” refluant, les choses à dire menacent de rester en plan -ou bien de vivoter dans la vitalité diminuée, dans la débilité, de la pure analyse.”
Frédéric Lordon – Post-scriptum de “D’un retournement, l’autre”, Seuil, mai 2011.
... lo tuyo es puro teatro, falsedad bien ensayada, estudiado simulacro.
Nouvelle mise en scène de l'Élysée. Pour l'intox, il fallait utiliser bon nombre de figurants dans le but que le cabotin Nicolas Sarkozy joue les vedettes. À moins huit, il ne fallait pas filmer à froid et quand on n'a pas froid aux yeux... Un tripotage à la hauteur de sa taille.
Version du Monde :
LEMONDE.FR | 03.02.12 | 07h46 • Mis à jour le 09.02.12 | 08h39
Quelques jours après ses annonces télévisées, le président de la République était, jeudi 2 février, dans l'Essonne pour défendre son plan, très critiqué, pour tenter de régler la crise du logement par la hausse de 30 % des droits à construire. Afin de mettre le tout en images pour les médias audiovisuels, il a visité un chantier à Mennecy où il fut accueilli par des ouvriers, en tenue de travail : la photo a depuis été reprise par toutes les rédactions, dont Le Monde.fr.
Nicolas Sarkozy parle avec des ouvriers lors de la visite d'un chantier à Mennecy, près de Paris, le 2 février 2012. REUTERS/PHILIPPE WOJAZER
Mais Europe 1 révèle ce vendredi matin qu'une partie des ouvriers présents ne travaillaient pas sur ce chantier. Certains ne seraient même pas des ouvriers en bâtiment, mais de simples figurants. Selon un cadre du chantier qui s'est confié à la radio :"Ils voulaient plus de monde autour de Nicolas Sarkozy". L'Elysée aurait été jusqu'à demander de doubler les effectifs le temps du passage du président.
Selon Europe 1, ce seraient ainsi plusieurs dizaines de personnes n'appartenant pas au chantier qui seraient venues jouer la comédie en se glissant parmi les soixante vrais ouvriers. Certains aurait été rapatriés de chantiers voisins, d'autres seraient des fournisseurs, des chefs de chantiers...
Les présents auraient par ailleurs été priés de faire semblant de travailler devant la presse alors qu'en raison des températures glaciales des derniers jours, il leur aurait été normalement interdit de travailler. Selon Europe 1, ils seraient d'ailleurs rentrés chez eux juste après le chantier.
Interrogé, l'Elysée n'a pas nié. "Nous avons simplement voulu donner la possibilité d'être présents, à tous ceux qui ont, par le passé, ou qui auraient à l'avenir à travailler sur ce chantier", a expliqué le service communication de la présidence à Europe 1.
____________________ RÉACTIONS Denise
04/02/12 - 19h47 - Et que pensez-vous de la petite phrase de Sarkozy à un travailleur noir : "Cela change du pays, quand il fait moins 8". ? De quel pays parle-t-il donc ? Parce qu'il est noir son pays ne serait évidemment pas la France ?
Dublin, le 19 janvier 2012.
Lors d’une conférence de presse de la Troïka UE (Istvan Szekely, de la Commission européenne, renforcé par Barbara Nolan), BCE (Klaus Masuch) et FMI (Craig Beaumont), Vincent Browne interpelle Klaus Masuch sur la légitimité du plan de sauvetage financier et les ravages qu'il entraîne. C'est-à-dire, cet insolite journaliste irlandais tient à savoir exactement pourquoi la BCE veut ratisser encore plus un perplexe peuple irlandais qui ne comprend toujours pas très bien pourquoi on lui demande de payer des milliards d’euros à des porteurs de bons ou obligations non garantis pour cause de dettes (d'une banque défunte) qui ne le concernent pas.
Cinq minutes suffisent à sortir du bois la profondeur et le rôle important de la langue de bois économique qu’on nous inflige. Cinq minutes suffisent à sortir du bois l’ouverture des discussions ouvertes et des débats encore plus ouverts en la matière. Cinq minutes suffisent à sortir du bois l’efficacité informative de l’expression corporelle et son déni d’une expression verbale effarante, qui balbutie des bourdes à son corps défendant.
Désolé pour la gueule de bois concomitante.
Il se peut qu'il s'ensuive la parution d'un néologisme que je m'apprête à définir : Masuchisme : Comportement
des financiers orthodoxes persuadés que le peuple a besoin de ressentir de la douleur pour accomplir la jouissance sans entraves des membres de la Caste et qu'il finit toujours par obtempérer grâce à sa croyance en Santa Klaus.
[Note postérieure : une anacycle ou anacyclique est une expression dont la lecture à l'envers produit un autre sens. Mon ami Arturo me fait remarquer qu'en castillan Masuch égale Chusma. Et chusma veut dire racaille.]
Transcription du cafouillage central pur bois de Klaus Masuch :
Klaus Masuch: “(...) I can understand that this is a difficult decision to be made by the government and there’s no doubt about it but there are different aspects of the problem to be, to be balanced against each other and I can understand that the government came to, came to the view that, all in all, the costs for the, for the Irish people, for the, for the stability of the banking system, for the confidence in the banking system of taking a certain action in this respect which you are mentioning could likely have been much bigger than the benefits for the taxpayer which of course would have been there. So the financial sector would have been affected; the confidence of the financial sector would have been negatively affected, and I can understand that there were, that there was a difficult decision but that the decision was taken in this direction.”
Dans La dette ou le vol du temps, article publié par Le Monde diplomatique de février 2012, page 28, le sociologue et philosophe Maurizio Lazzarato nous rappelle un aveu peu conventionnel de la part d'un ministre des finances européen de cette époque particulièrement renflouante :
Peu avant son décès, l’ancien ministre des finances irlandais Brian Lenihan déclarait : « Dès ma nomination, en mai 2008, j’ai eu le sentiment que nos difficultés –liées au secteur bancaire et à nos finances publiques- étaient telles que nous avions pratiquement perdu notre souveraineté. » En appelant l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) à l’aide, poursuivait-il, « l’Irlande abdiquait officiellement sa capacité à décider de son propre destin » (The Irish Times, 25 avril 2011).
Et c'était lui qui les avait appelés. N'empêche, il savait que l'Irlande avait livré son destin à l'Empire du discours masuchiste et il l'admettait, tout près de la mort.
Enfin, dans ce même article, Maurizio Lazzarato nous prévient des dangers d'autres dettes qui commencent à jouir parmi les amis de Santa Klaus d'un solide prestige très bien induit par les libéraux et leurs média (de formation) de masse :
Aux États-Unis, par exemple, 80% des étudiants qui terminent un master de droit cumulent une dette moyenne de 77 000 dollars s’ils ont fréquenté une école privée et de 50 000 dollars s’il s’agit d’une université publique. Un étudiant témoignait récemment sur le site du mouvement Occuper Wall Street, aux États-Unis : « Mon emprunt étudiant s’élève à environ 75 000 dollars. Bientôt, je ne pourrai plus payer. Mon père, qui avait accepté de se porter garant, va être obligé de reprendre ma dette. Bientôt, c’est lui qui ne pourra plus payer. J’ai ruiné ma famille en essayant de m’élever au-dessus de ma classe. »
C'est l'un des témoignages cités par Tim Mak dans « Unpaid student loans top $1 trillion », 19 octobre 2011. Il y en a beaucoup d'autres : cliquez dessus, si cela vous tente, pour mieux comprendre la logique esclavagiste à laquelle vous acculent ces emprunts universitaires qu'on nous vend comme des panacées. Du coup, vous saisirez également peut-être pourquoi il faut que les masters soient presque obligatoires et... payants. Bien entendu, la première conséquence de la hausse des droits de scolarité, c'est d'extirper de l'enseignement supérieur bon nombre de candidats... pauvres. C'est ainsi qu'au Royaume Uni, par exemple, pays où les frais d'inscription se sont envolés, 10 % des "bacheliers" britanniques renoncent maintenant à aller à l'université, tandis que d'autres envisagent de partir, etc. : témoin The Guardian.
Les amateurs de cinéma et, concrètement, de Nouvelle Vague ("mouvement esthétique marquant du cinéma des années 60 – 70") disposent désormais d'un dossier concernant la vie et l'œuvre de François Truffaut sur curiosphere.tv, le site de France5.
Les textes du dossier ont été rédigés par François Robin. En voici un exemple :
Dans le cinéma français des années 1955-60, une
pléiade d’acteurs excellents anime les écrans : Raimu, Fernandel,
Jouvet, De Funès, Arletty, Casarès, Simon. Mais une poignée de jeunes
gens, emmenés par François Truffaut, a décidé de tourner le dos à
l’Industrie du cinéma qu’ils jugent sclérosée et peu créative.
Exit donc la star système et les
monstres sacrés qui grèvent les budgets : la Nouvelle Vague se
produira elle-même et le haut de l’affiche sera occupé par la star
montante des castings, le réalisateur ! Comme les sujets que cette
jeune avant-garde a l’intention de porter à l’écran sont des histoires
de jeunes gens, ce sont de nouveaux acteurs, de nouvelles actrices,
jamais vus à l’écran, moins chers qui sont trouvés et qui ne feront pas
d’ombre, sur le plateau, à leurs pygmalions, les réalisateurs.
Voici la liste des sujets abordés. On dispose de plusieurs vidéos en la matière.
Le vendredi 27 janvier, j'avais vent de la parution d'un webreportage au titre drôlement gainsbarre sur six étrangers venus faire leurs études en France et qui s'y sont vu refuser, comme tant d'autres, la possibilité d'entamer une activité professionnelle. Oh les beaux mots toc des libéraux ! Je t'aime moi non plus : tel est le nom de ce reportage sur des "cibles faciles" —pour reprendre l'expression de Ian, l'Étasunien interviewé— qui racontent leurs rêves brisés par la circulaire du 31 mai 2011 signée par le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant.
Les auteurs du travail sont deux jeunes journalistes : les images sont l'œuvre d'Edouard de Mareschal ; le son est dû à Jean-Baptiste Gauvin. Ils précisent à l'égard de la circulaire de Guéant :
Depuis plusieurs mois, il est devenu quasiment impossible pour un
étranger non ressortissant de l'Union européenne d'obtenir un changement
de statut sur son titre de séjour lui permettant d'acquérir une
première expérience professionnelle en France après y avoir fait des
études. En cause, une circulaire, promulguée par le ministre de
l'Intérieur, Claude Guéant, et le ministre du Travail, Xavier Bertrand,
le 31 mai dernier. Lire la circulaire Guéant. Devant la multiplication des refus de changement de statut,
beaucoup de jeunes diplômés étrangers ont dû renoncer à des promesses
d'embauches, parfois des CDI dans de grandes entreprises. Un certain
nombre ont tenté un recours, aidé par un collectif qui s'est formé pour
sensibiliser le public sur cette situation. Le collectif du 31 mai a
dénoncé ces refus et il a demandé, avec le soutien de personnalités
politiques et d'intellectuels, au gouvernement de revoir sa position. Une polémique a suivi, de nombreux articles de presse ont relayé
cette histoire, et le gouvernement a admis avoir commis une maladresse.
Le 23 décembre 2011, Claude Guéant est convoqué à l'Elysée. A la sortie,
il annonce qu'il va revoir sa copie. Le 4 janvier, il déclare qu'une
nouvelle circulaire vient se greffer à celle du 31 mai pour alléger
cette dernière. L'idée principale est de revoir les situations au cas
par cas afin que les jeunes diplômés étrangers à "haut potentiel"
puissent rester en France. (...)
"Haut potentiel". Beurk. Oh les beaux mots toc des libéraux, quel TOC décalé ! Dans un article publié le 4 février 2012 par le quotidien madrilène El País ("El saldo de la lengua"), Antonio Valdecantos nous prévenait, avec une rare acuité,
contre ce genre d'expressions qu'on nous débite souvent et avec la plus grande solennité en conjuguant la cupidité et la pédanterie...
Revenons à nos moutons ; les jeunes diplômés et bilingues qui s'expliquent sont donc :
Américain, Ian s'est installé en France il y a presque huit ans. A 30
ans, il est actuellement en quatrième année de thèse à l'université
Paris Dauphine.
Avant, il a fait un master d'affaires publiques à Sciences po Paris.
Malgré son parcours prestigieux et sa nationalité, il a été touché par la circulaire.
Indigné, il estime qu'il s'agit d'une simple stratégie électoraliste.
Au Maroc, déjà, Zineb était dans un lycée français. Après son baccalauréat (français), elle vient faire ses études en France. Une prépa (Janson de Sailly), puis l'école des Mines de
Saint-Etienne. Une fois diplômée, elle décroche un CDI dans un cabinet
d'audit très connu. Elle demande alors un renouvellement de son titre de séjour en août. Pas de nouvelles pendant plusieurs mois. Le 2 décembre, la lettre est là. On lui refuse sa demande. Depuis, elle participe activement au collectif du 31 mai qui rassemble les étudiants touchés par la circulaire. Elle y trouve un réconfort et elle espère que ce mouvement fera changer la politique du gouvernement.
César, 25 ans, est venu en France pour étudier l'architecture. Six ans qu'il est ici. Il vient de terminer son diplôme et il est touché par la circulaire. Vénézuélien, il rêvait de revenir dans son pays après une première expérience professionnelle en France. Tant pis, il la fera ailleurs, aux Etats-Unis par exemple. Pour lui, il n'y a pas de temps à perdre. Nous l'avons rencontré lors d'une réunion du collectif du 31 mai.
Des personnalités sont venus soutenir les étudiants étrangers. Lui a
reçu le soutien de la journaliste Caroline Fourest que nous entendons à
ses côtés.
Teddy, 32ans, est amoureux de la France. Il aime l'esprit du pays, la
beauté du paysage et la culture qui s'y dégage. Il est venu faire des
études pour construire sa vie ici. Il veut développer les liens entre la
Chine et la France. Trois formations: l'Ens-cinéma Lyon, la fac Lyon 3 en "Profession
des médias", du management et stratégie d'entreprise dans une école de
commerce. Cet été, une entreprise lui propose un CDI. Elle veut étendre
son activité en Chine et a donc besoin d'une personne comme Teddy,
maniant les deux langues. Le 2 décembre dernier, il reçoit une lettre de refus à son renouvellement.
Le combat quoi qu'il arrive. Tu, 26 ans, vietnamienne, veut rester ici. Après des études en Ressources Humaines à Nanterre, elle décroche une promesse d'embauche dans une entreprise française. En septembre dernier, on lui refuse le renouvellement de son titre de séjour. Depuis, elle a entamé une série de recours. Son titre de séjour a expiré. Elle vit au jour le jour, attendant une ultime décision de la préfecture.
Chez Ting, c'est la colère qui domine. Deux fois qu'on lui refuse son
titre de séjour pour travailler en France. A 29 ans, elle y a fait des
études pourtant brillantes. Un Master de droit à l'université d'Assas à
Paris après une école à Clermont-Ferrand. Neuf ans qu'elle est ici, neuf ans qu'elle espère vivre sa première expérience professionnelle en France... Mais maintenant, elle en a marre. Elle songe sérieusement à retourner en Chine.
Sur ce même sujet, on peut lire le reportage Etudiants étrangers : portraits de "nouveaux sans-papiers" du Monde du 23/01/2012. Pour connaître de nombreuses histoires de sans-papiers renvoyés dans leurs pays, découvrez expulses.net.
_____________________________________ NOTE du 1er juin 2012 : La circulaire Guéant a été abrogée le 31 mai 2012.
Hervé Le Tellier a écrit dans son "Papier de verre" quotidien :
L'absurde
circulaire Guéant abrogée, les étudiants étrangers diplômés pourront
plus aisément postuler pour un emploi en France. Reste à faire perdre
aux préfets les réflexes acquis.
El Empleo, Argentine 2008.
Réalisation : Santiago 'Bou' Grasso
Idée : Patricio Plaza
Animation : Santiago 'Bou' Grasso / Patricio Plaza
Design des titres : Natalia Acosta
Production : Opusbou
Haïti est toujours en logique de survie. Les haïtiens sont pourtant décidés à prendre leur destin en main. Dans les quartiers de Port-au-Prince, mais aussi dans les zones rurales de Petit Goâve ou de Grande Anse, là où les aident les équipes de MdM, ils font preuve d'un courage remarquable pour tenter de se construire un autre avenir.
Hier, 10 janvier, Le Monde et Rémis Courgeon / Médecin du Monde ont mis en ligne un visuel interactif qui se veut un portrait inachevé d'Haïti, deux ans après le séisme qui a coûté la vie à plus de 220 000 personnes.
Justement, il s'appelle Haïti, deux ans après et nous montre certains aspects de la vie haïtienne du moment à travers des dessins, des photos et un témoignage oral, une voix off, celle de Rémis Courgeon, auteur et illustrateur d'albums pour la jeunesse qui aime bien se replonger de temps à autre dans la réalité, de son aveu.
Cinq sont les sujets qu'il a abordés : Portraits d'Haïtiens, les Femmes, le Choléra, Dano et le vaudou, et les Hôpitaux, dont les liens s'affichent si vous placez votre curseur sur les lettres blanches du titre, en bas à gauche de l'écran.
Cliquez sur le sujet qui vous intéresse et faites glisser la toile de droite à gauche, avec votre souris, pour commencer. Puis vous pouvez bouger de droite à gauche, de gauche à droite, à votre guise. À part les images, vous pourrez écouter les explications orales enregistrées.
Crédits : Direction artistique et graphisme : Élise Desmars-Castillo. Développement Flash : Pascal Tempier.
Rappel - il existe dans ce blog d'autres billets consacrés à Haïti :
«Nous n'accepterons pas éternellement que le respect accordé au masque des philosophesne soit finalement profitable qu'au pouvoir des banquiers.»
Paul Nizan : Les Chiens de garde (Rieder, 1932 ; Agone 1998 et 2012, p. 74), citation portée en épigraphe par « Les nouveaux chiens de garde » de Serge Halimi, nouvelle édition actualisée et augmentée, Éditions Raisons d'Agir, novembre 2005.
“En todas las emisoras sonaba la misma música, pero la variedad de receptores era infinita”. (El Roto, El País)
Après-demain, le 11 janvier 2012, sort en France le documentaire satirique Les nouveaux chiens de garde, réalisé en 2011 par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat. Le scénario est dû à Serge Halimi, Pierre Rimbert, Renaud Lambert et les deux metteurs en scène cités, Gilles Balbastre et Yannick Kergoat.
Comme le rappelle l'émission radiophonique de Daniel Mermet Là-bas si j'y suis (voir plus bas), deux références viennent à l'esprit lorsqu'on évoque ce titre, l'essai homonyme de Serge Halimi, préfacé par Pierre Bourdieu et publié initialement en 1997, et le pamphlet Les chiens de garde (1932), de Paul Nizan, où celui-ci dézingue la philosophie officielle-universitaire de son époque pour cause de soumission au pouvoir bourgeois :
Sorti en 1997, "Les nouveaux chiens de garde" s’est vendu à 250 000 exemplaires sans que son auteur (Serge Halimi) ait concédé le moindre passage en télé. En 1932, les chiens de garde que Paul Nizan prenait pour cible étaient les philosophes au service du pouvoir. Ceux de Serge Halimi sont les éminents journalistes et les médiacrates au service des puissances d’argent. Le livre est devenu un film qui sort mercredi 11 janvier.
Ou trois, par mémoire biaisée, si vous permettez, parce qu'on se souvient aisément d'une contribution considérable, maintenant classique, dans ce domaine : l'essai Manufacturing Consent. The Political Economy of the Mass Media, publié en 1988 par Edward S. Herman et Noam Chomsky (La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, Agone, 2008 *).
Pour intituler leur livre, Herman et Chomsky utilisaient à rebours l'expression « manufacture of consent », établie par Walter Lippmann dans Public Opinion (1922) lorsqu'il décrivait la moderne propagande qui était devenue « un art conscient et un organe régulier du gouvernement populaire ». Évidemment Herman et Chomsky blâmaient les manipulations prônées avec fougue par Lippmann ou d'autres mandarins, tels le viennois Edward L. Bernays, auteur de Propaganda (1927) et neveu de Sigmund Freud, soit dit en passant. Et justement leur titre antilippmannien a été très librement traduit en castillan par Carme Castells Los guardianes de la libertad, oxymoron —moins poussé qu'on risque de le penser, étant donné qu'il s'agit là d'une liberté bien exclusive, celle des Seigneurs— qui fait penser au titre de Nizan. On dirait un hommage.
Sous l'expression "chiens de garde", on tient donc à faire référence à des éminents journalistes qui finissent par boucler toutes les boucles. Exemple d'aujourd'hui même (cliquez sur le lien ci-contre pour en savoir plus) : un parquet espagnol pense que l'ancien président d'une communauté autonome aurait embauché comme nègre (1) pour la rédaction de ses discours de fonction un éminent journaliste, tout en ayant recours à des procédés interlopes par-dessus le marché. Il s'agirait à vrai dire d'un merle blanc car il aurait touché une rémunération mensuelle de 4 500 €, sans compter une subvention de presque 450.000 € de fonds publics pour créer un média numérique prônant la même ligne politique que ledit élu. Pas mal, mais ce ne serait pas fini ; pour boucler vraiment la boucle, notre nègre insigne aurait travaillé comme éditorialiste et chroniqueur dans un célèbre quotidien espagnol, indépendant et mondial, dont le journalisme de recherche est le gardien de notre démocratie et de nos libertés ; il y aurait publié des billets laudatifs à l'égard des... discours du président régional en question... Voilà, ceux qu'il avait lui même secrètement rédigés. En fait, il semble qu'il n'aurait pas raté une seule occasion de porter aux nues l'activité politique dudit président régional dans tous les moyens de communications où il collaborait, le but étant toujours de mettre du beurre dans les épinards. Inutile de marchander les dithyrambes à quelqu'un de si juste... C'est drôle : je viens de publier un autre billet à propos de ce journalisme qui se borne à passer des notes qu'on lui passe ; ici, ce serait lui qui les rédigerait... avant la lettre ! Quel sens de l'anticipation !
Le nom du plumitif et le contexte de cette affaire disons ordinaire m'a rappelé la Une du Spiegel d'il y a un certain nombre d'années. L'hebdomadaire allemand proposait à ses lecteurs un dossier sur Majorque sous le titre Unsere Inseln...
Bref, si vous voulez plus d'information sur Les nouveaux chiens de garde, vous pouvez écouter ou podcaster deux émissions disponibles de Là-bas si j'y suis, ici (celle du 15/12/2005 à écouter en trois volets car, j'ignore pourquoi, le lien d'accès à l'émission ne fonctionne pas) ou là (celle du 6 janvier 2012).
Vous disposez d'un texte introduisant le film ainsi que sa bande-annonce sur le site cinema.jeuxactu.com ; je les reproduis ci-dessous :
Les nouveaux chiens de garde : le film qui accuse les journalistes
Il ne vous aura pas échappé que des élections présidentielles se tiendront au mois de mai 2012. L'espace médiatique sera essentiellement occupé par ce rendez-vous national, les journalistes, éditorialistes et chroniqueurs se succéderont à l'antenne pour étudier les sondages, analyser à la loupe les programmes des différents candidats qui seront reçus sur tous les plateaux hertziens. Un événement politique d'importance comme il n'y en a qu'une fois tout les cinq ans qui ranimera à coup sûr les soupçons de collusions entre journalistes et politiques. Comment croire à l'objectivité d'un journaliste et des proclamés prescripteurs d'opinion lorsque ceux-ci tutoient les acteurs de la vie politique, se retrouvent régulièrement autour de dîners mondains et parfois même partagent leur vie avec l'un/une d'eux ?
Gilles Balbastre et Yannick Kergoat ont réalisé Les Nouveaux chiens de garde pour dénoncer cette presse qui se revendique indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique alors même qu'elle est propriété de grands groupes industriels du CAC40 inévitablement proches du pouvoir. Un document à charge auquel a participé Serge Halimi, actuel directeur du mensuel d'opinion Le Monde Diplomatique et auteur de l'essaiLes Nouveaux chiens de garde (1997, Liber-Raisons d'agir). Ce n'est bien entendu pas à la télévision que nous pourrons découvrir le film mais en salle. La date de sortie des Nouveaux chiens de garde est fixée au 11 janvier 2012.
Enfin, parmi les films plus ou moins récents qui réfléchissent à l'activité incestueuse des média dans nos sociétés, il ne faut pas oublier la trilogie de Pierre Carles à cet égard constituée par les documentaires Pas vu pas pris (1998), La sociologie est un sport de combat (2001, centré notamment sur les travaux de Pierre Bourdieu) et Enfin pris ? (2002, illustration des idées de Bourdieu sur la télévision et du retournement de veste opéré par l'ancien enfant terrible Daniel Schneidermann).
*Je dispose chez moi d'une édition castillane. À propos du titre de l'édition française, on peut lire sur ACRIMED :
La première traduction en français (souvent très fautive) sous le titre (inexact et trompeur) de La Fabrique de l’opinion publique. La politique économique des médias américains, était parue en 2003 aux éditions Le Serpent à plumes.
(1) Désolé : c'est le terme qu'on emploie pour désigner la personne qui écrit anonymement les textes signés par quelqu'un d'autre. [Ajout du 10.12.2013 : Faits avérés par la Justice espagnole.]
_______________________________________ NOTE POSTÉRIEURE : Voici des extraits tirés d'articles publiés à propos des Nouveaux chiens de garde. Pour accéder au texte complet, vous n'avez qu'à cliquer sur les liens.
(...) Indépendance, objectivité et pluralisme : les ambitions fièrement affichées par les très hauts gradés des principaux médias ne résistent pas à l’épreuve. Certes, la France n’est pas la Corée du Nord... Mais, grâce à ce film, et entre autres, on apprendra comment la rédaction de TF1 protège les intérêts de son employeur le groupe Bouygues ; on découvrira comment les mandarins du journalisme se vendent (et quels sont les tarifs de leurs « ménages ») ; on appréciera les prestations des experts en expertise qui papotent partout et s’égarent souvent : pathétiques gardiens de l’ordre économique et social, qui, de Michel Godet à Élie Cohen en passant par Alain Minc, tournent en boucle entre les entreprises et les plateaux de télé sans cesser de marmonner la même antienne libérale depuis plus de vingt ans. Et parce que rien n’est plus efficace que le témoignage des intéressés eux-mêmes, la voix off, caustique, laisse la parole à la ribambelle des vedettes en tout genre : éditocrates, patrons, présentateurs, pseudo-savants. De moins médiatiques invités (par les réalisateurs) ponctuent le scénario de quelques remarques acides : les économistes Frédéric Lordon et Jean Gadray, le journaliste Michel Naudy, le sociologue François Denord et Henri Maler, l’un des fondateurs d’Acrimed. (...)
(...) Et les exemples cités, souvent très drôles, ne font pas de cadeaux… Ainsi, Jean-Pierre Elkabach pris en flagrant délit de flatterie éhontée envers son patron, Arnaud Lagardère – Luc Ferry et Jacques Julliard, invités a priori pour confronter leurs avis théoriquement divergents, se renvoyant la balle avec forces complicité et amabilité – Michel Field faisant la promo de Casino ou d’Arnaud Lagardère, encore lui…, lors d’un congrès UMP - Alain Duhamel multipliant en excès les éditoriaux (jusqu’à une dizaine à la fois), illustrant à lui seul cette dérive d’omniprésence que dénoncent aussi les deux cinéastes… Ainsi ces journalistes, si compréhensifs avec les puissants (Laurent Joffrin mettant plus d’une minute pour poser, avec circonvolution et affectation, une question gênante à Jacques Chirac…), mais durs et autoritaires avec les plus faibles (David Pujadas demandant avec insistance et fermeté au représentant syndical, Xavier Mathieu, de revenir au calme… - idem avec Yves Calvi face à un éducateur de banlieue…). Ainsi tous ces médias, possédés par un noyau réduit de grands décideurs (les Bouygues, Lagardère, Bolloré, Dassault, Pinault…), qui occultent les reportages gênants (cf l’exemple de TF1 refusant d’évoquer le défaut de construction de la centrale nucléaire de Flamanville, dont le chantier est dirigé par Martin Bouygues…). Ainsi également ces prestations de « ménages », ces animations de colloques d’entreprises, payées à prix d’or, que de nombreux journalistes acceptent de faire, au mépris de toute éthique (cf l’exemple d’une Isabelle Giordano qui invite sur son émission de France Inter intitulée « Service public » le chef d’entreprise pour lequel elle a animé quelques jours plus tôt un séminaire…) Ainsi, ces experts, sollicités à tout bout de champ, qui squattent depuis des lustres les plateaux TV, toujours présentés comme universitaires ou chercheurs, alors qu’ils ont des accointances avec les plus grandes entreprises du CAC 40 (en tant qu’administrateur ou parce qu’ils y animent des séminaires…), sûrs d’eux-mêmes, condescendants, et incapables de la moindre autocritique, même quand ils sont pris en flagrant délit d’incompétence (cf l’exemple flagrant d’Alain Minc et de l’économiste Daniel Cohen qui assuraient en 2008 que la crise financière était passée…)Ainsi, surtout, ce côté « pensée unique », qui nous rabâche toujours les mêmes faits divers (destinés à « faire diversion », comme le disait si bien Bourdieu), les mêmes rengaines de « réformes nécessaires »… les mêmes caricatures (sur les cités de banlieue, l’insécurité…), montrant surtout le mépris de classe dont font preuve les journalistes, trop inféodés eux-mêmes au pouvoir. (...)
— L'EXPRESS ; entretien avec Yannick Kergoat, jeudi 12 janvier.
(...) La vraie critique des médias se trouve dans les livres de Pierre Bourdieu, Serge Halimi, les films de Pierre Carles, les articles du Monde Diplomatique, de PLPL, du Plan B ou enfin dans des actions d'une association comme l'Acrimed, dont je suis membre. La critique des journalistes ne doit pas être réservée aux journalistes eux-mêmes. Elle se doit d'être politique.(...) Certains vous reprocheront peut-être le caractère "simpliste" de votre analyse. Que leur répondez-vous ? Les questions que nous posons sont effectivement simples. Il suffit de répondre par oui ou par non. Est-ce normal qu'un journaliste fasse des ménages pour des groupes industrielles ou que la femme d'un ministre des affaires étrangères alors en exercice soit nommée par le chef de l'état directrice générale de l'Audiovisuel Extérieur de la France? Nous revendiquons le côté satirique de notre film. C'est un pamphlet, un combat pour réveiller les consciences. Nous grossissons volontairement le trait par moment, mais derrière il y a toujours des arguments précis. (...)
_________________________________ Mise à jour postérieure :
Nous, on appelle les Blancs, l'Occident, « les enfants du frère cadet ». Ils sont agités, si agités qu'ils ont touché à des choses auxquelles il ne fallait pas toucher.
Le souffle est aussi l'esprit, l'élan, l'inspiration... La Direction des nouveaux médias ARTE GEIE vous présente sur le Web Amazonie, le souffle indien, un reportage réalisé par Mylène Sauloy qui vous incite à vous laisser prendre par le fleuve, les boas et les sirènes... Voici le point de départ du documentaire :
Du 28 novembre au 9 décembre 2011, les experts et dirigeants internationaux [ont débattu] à Durban des mesures urgentes à prendre pour
enrayer le réchauffement de la planète. A l’autre bout du monde, au cœur de l’Amazonie, les Indiens observent, attentifs et inquiets, leur
environnement qui se transforme. ARTE Reportage leur donne la parole.
Le fleuve en question, c'est le Mirití-Paraná, en Amazonie colombienne, où tentent de mener leur vie les membres de la communauté Matapi, dont le savoir ancestral —qu'ils essaient maintenant de compiler— leur a toujours permis de vivre en harmonie avec leur milieu, aujourd'hui sérieusement altéré. Ciro, capitaine Matapi, le dit clairement : qu’il vienne piller l’or ou qu’il veuille aider à coup de « services environnementaux », l’homme blanc menace la société indienne et son environnement… la forêt.
Le voyage nous mènera jusqu'au monde des Blancs, dans la bourgade de Leticia (où Fernando Franco, le directeur de l’université, explique
comment la Colombie est en train de mettre l’Amazonie aux enchères) – en passant par les communautés indiennes Tikuna ou Muinane déplacées par la violence ou rattrapées par la ville.
Voici le projet d' Amazonie, le souffle indien selon ARTE :
« En Amazonie, des Indiens perçoivent intrigués d’étranges phénomènes climatiques : les saisons se décalent et s’embrouillent, la pluie vient trop tard, certains fruits mûrissent et tombent avant la montée du fleuve, des poissons ne mangent plus à leur faim. Et la chaleur s’abat tôt le matin sur les cultures au jardin. Au fin fond de la forêt, des chamans leur parlent des Blancs qui ont trop construit d’usines, trop ouvert le ventre de la terre pour en extraire l’or et le pétrole, et qui ont troué le ciel. Des Blancs qui déboulent désormais en Amazonie pour leur « acheter de l’oxygène » et leur proposer des « stages de préservation » ! D’innombrables ethnies indiennes préservent l’Amazonie depuis la nuit des temps. Grâce au savoir ancestral transmis par les anciens, au respect des lieux sacrés – où se reproduisent les espèces – et des plantes sacrées comme la coca et le yagé qui concentrent la connaissance, ils règlent le temps et le monde. C’est à un voyage en pirogue que nous vous convions. Au gré de l’eau et des mythes. Mais un voyage à leur rythme, depuis leur regard, leur
vision du monde et du temps, leur perception des Blancs et du changement. Un voyage poétique, onirique parfois. Mais un voyage inversé, du fond de la forêt – dans une communauté Matapi – au monde des Blancs – dans la bourgade de Leticia – en passant par les communautés indiennes Tikuna ou Muinane déplacées par la violence ou rattrapées par la ville. D’un monde mythique à un monde blanc déréglé où les Indiens tentent de partager leurs connaissances puis d’imposer leur voix. A chaque étape, une thématique depuis la parole indienne, associée à un tableau qui dépeint une « cosmogonie » – une vision du monde depuis
ses origines. L’univers graphique magique du peintre Miguel accompagne la parole et le monde indiens. »
Le documentaire est découpé en sept épisodes thématiques tirés chacun de la sagesse indienne :
1. Terre-mère : « La terre est mère de toutes choses, elle partage la vie. La mère est terre, elle nourrit les humains qu’elle met au monde. La femme défriche, sème, cueille, pêche. Elle donne à la terre les graines et les pousses qui donneront le piment et la yuca. La femme demande à la terre les fruits qu’elle cueille là-haut, tout en haut des arbres infinis, comme celui de l’açaï où elle grimpe telle le singe. Pourtant, au fond de la forêt, sur le fleuve Mirití-Paraná, affluent d’un affluent de l’Amazone, les saisons ont changé, et perturbent les cycles de la nature. » 2. Parole Coca : « Si la femme est yuca, l’homme est tabac ou coca. Les plantes magiques
lui donnent accès à la connaissance ancestrale, au savoir. L’homme blanc
est venu dans la forêt, il a touché au sacré, il a perturbé les cycles
du savoir. La nature se dérègle. Les Matapi sont inquiets. » 3. Aux origines : « Depuis le début du temps, l’homme est nature, les arbres sont des êtres
vivants, les animaux sont des personnes. Voyage en cosmogonies, au loin
chez les Matapi, comme près de Leticia chez les Ticuna. » 4. Initiations : « Le monde se transmet, de génération en génération. L’être humain est une
partie de la nature, la nature fait partie de l’être humain. Ce sont
les « abuelos » – les anciens, les grands-parents – qui garantissent la
transmission de la connaissance. Le droit de mourir et de retourner à la
terre permet la venue de nouvelles générations, dans la permanence du
savoir. » 5. Univers menacé : « Chaque homme est un peu pierre, un peu arbre, un peu tabac, un peu yuca,
un peu flore, un peu faune… Lorsque l’on tue un peu de cela, on se tue
soi-même.
Chez les Muinane, Tikuna ou Matapi, l’arbre parle : la forêt et le
fleuve se sentent menacés, l’Indien perd son identité. La terre n’est
pas une marchandise, les routes éloignent les animaux, le réchauffement
climatique dérègle les saisons. Les Indiens doivent retrouver leur monde
mythique. » 6. Savoirs partagés : « A l’université de Leticia, les étudiants indiens absorbent le savoir des
Blancs, et apportent leur savoir empirique, leur infinie connaissance
de la forêt et du fleuve. Les professeurs s’imprègnent aussi de leur
vision du monde et « s’indianisent »… Mais au fond de la forêt,
déboulent des ONG qui prétendent enseigner aux Indiens… à préserver
l’environnement ! » 7. Sentier de la discorde : « Les Indiens de l’Amazonie colombienne ont conquis des droits, comme ceux
d’administrer leurs territoires, de décider de l’éducation qu’ils
donnent à leurs enfants, de choisir leur système de santé… Ceux qui
veulent exercer ces droits se retrouvent souvent embarqués sur le
terrain des Blancs, avec leurs règles et leurs contradictions.
Les capitaines et chamans indiens sont venus du fond de la forêt pour
une réunion bi-annuelle avec les autorités administratives à Leticia.
Depuis quelques années, le gouvernement régional transfère aux AATIs
(Associations d’autorités traditionnelles indiennes) le budget
correspondant à la population de leur communauté. Des sommes énormes…
Avec l’argent, viennent la méfiance, les doutes, la discorde. Désormais,
les Indiens aussi demandent aux Blancs de rendre des comptes… »
Chaque épisode comporte à son tour des contenus auxquels on accède en cliquant sur les encadrés correspondants à droite de l'écran.
NOTE du 19/01/2012 : L'Amazonie pourrait devenir émetteur net de CO2 à cause de l'activité humaine, qui déclenche une déforestation croissante. C'est ce qu'indiquent des études parues dans la revue Nature.
En mars 2009, j'ai utilisé un texte tordant qui circulait sur Internet pour illustrer avec un brin d'humour un dossier de NB2 sur les différentes modalités de vie en commun. C'était la Lettre d'un gars alsacien de Marleheim qui ne voulait pas faire l'armée !, un drôle de cas de famille recomposée à l'excès. La voilà :
Monsieur le Ministre de la Défense Nationale,
Permettez-moi de prendre la respectueuse liberté de vous exposer ce qui suit, et de solliciter de votre bienveillance l'appui nécessaire pour obtenir une
démobilisation rapide. Je suis sursitaire, âgé de 24 ans, et je suis marié à une veuve de 44 ans, laquelle a une fille qui en a 25. Mon père a épousé cette fille. A cette heure, mon père est donc devenu mon gendre, puisqu'il a épousé ma fille. De ce fait, ma belle-fille est devenue ma belle-mère puisqu'elle est la femme de mon père. Ma femme et moi avons eu en janvier dernier un fils. Cet enfant est donc devenu le frère de la femme de mon père, donc le beau-frère de mon père. En conséquence, mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère. Mon fils est donc mon oncle. La femme de mon père a eu à Noël un garçon qui est à la fois mon frère puisqu'il est le fils de mon père, et mon petit-fils puisqu'il est le fils de la fille de ma femme. Je suis ainsi le frère de mon petit fils, et comme le mari de la mère d'une personne est le père de celle-ci, il s'avère que je suis le père de ma femme, et le frère de mon fils. Je suis donc mon propre grand-père.
De ce fait, Monsieur le Ministre, ayez l'obligeance de bien vouloir me renvoyer dans mes foyers, car la loi interdit que le père, le fils et le petit-fils soient mobilisés en même temps.
Dans la croyance de votre compréhension, veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
PS// Pour la petite histoire, il a été réformé pour état psychique instable et préoccupant, troubles mentaux aggravés par un climat familial très perturbant.
Si dans ce cas, il s'agissait d'un jeune alsacien présumé qui voulait se faire réformer en pleine modernité, il ne faudrait pas oublier que les familles recomposées sont aussi vieilles que l'humanité. Ce n'est que la terminologie qui change...
Réfléchissant à d'autres textes faisant référence à des recompositions familiales d'autres époques, j'ai pensé à l'Antichambre (Actes Sud, 1991), pièce de Jean-Claude Brisville (1922) qui reconstitue une histoire bien réelle. L'auteur y met en scène Marie de Vichy-Champrond, marquise du Deffand (1697-1780), et Julie de Lespinasse (1732-1776).
Le dialogue de la première scène réunit Marie du Deffand, qui a 56 ans et vient d'être atteinte de cécité, et son vieil amant le président Hénault, c'est-à-dire, Charles-Jean-François Hénault (1685-1770), alors président de la 1ère chambre des enquêtes du Parlement de Paris et ami de la reine. Mme du Deffand, qui se connaissait par expérience en matière de couvents bénédictins et leur avait préféré d'autres horizons, explique à Hénault qu'elle avait rencontré la jeune Julie chez son frère Gaspard où, en raison de sa condition, « cette jeune fille avait dans sa famille une position si de guingois... si subalterne, qu'elle songeait, lorsque je fis sa connaissance, à ensevelir sa jeunesse sous le linceul épais du cloître. », concrètement au couvent des Chazeaux, à Lyon. Donc elle arriva « à temps pour la sauver de la religion » et, comme elle et sa vue déclinaient, lui proposa de devenir sa lectrice. La vie de Julie sera désormais très intéressante, mais cela est une autre histoire.
Revenons à nos moutons ; quelle était donc l'inavouable condition de Julie ? Voici les répliques entre Marie et Hénault de la pièce de Brisville illustrant les origines d'une jeune femme dont l'esprit ferait oublier, et à quel point, une beauté inintéressante :
MARIE. Je lui ai promis le silence. Elle est dans une situation on ne peut plus étrange... et la discrétion me commandait...
HÉNAULT (passionné). Oh ! Oh !...
MARIE. (bas, se penchant vers l'oreille d'Hénault). Née sous l'auspice de l'amour et du malheur.
HÉNAULT (passionné). Ah ! Ah !...
MARIE. Puis-je vous demander le secret sur cette affaire ?
HÉNAULT. J'en serai le tombeau, madame.
MARIE. Eh bien, voilà... Gaspard, mon frère... le maître de Champrond...
HÉNAULT. Oui, Gaspard de Vichy, le chasseur, votre frère...
MARIE. ... a eu jadis la comtesse d'Albon pour maîtresse.
HÉNAULT. Une d'Albon de Saint-Forgeux ?
MARIE. Oui. Une vieille famille du Dauphiné. Elle était séparée de son mari quand elle rencontra Gaspard qui lui fit une fille —une fille prénommée Julie, qu'il ne reconnut pas, et à laquelle on donna le nom de Lespinasse... une terre depuis longtemps dans la famille des Albon. L'enfant fut tendrement élevée par sa mère avec ses enfants légitimes. Et puis, lorsque la petite eut sept ans, Gaspard se maria. Un temps. Devinez avec qui ?
HÉNAULT. Avec la comtesse d'Albon devenue veuve ?
MARIE. Là, monsieur, vous donnez dans la facilité. Non. Avec Diane d'Albon, la fille aînée —et elle, légitime— de sa maîtresse qui perdit son amant, de ce fait, tout en trouvant un gendre.
HÉNAULT. Jour de Dieu !
MARIE. Du coup, Julie se retrouva être la belle-fille de Diane, sa demi-sœur, épouse de Gaspard.
HÉNAULT (tendant l'oreille). Comment ?
MARIE. Je vous dis que la demi-sœur de Julie devint sa belle-mère.
HÉNAULT (dubitatif). Hé !
MARIE. Vous me suivez ?
HÉNAULT. D'un peu loin, mon amie.
MARIE. Ce n'est pas tout : belle-fille de sa demi-sœur, Julie devint en même temps belle-sœur de son père... puisqu'il venait d'épouser sa demi-sœur.
HÉNAULT. Diantre !
MARIE. Il ne faut pas être distrait, je sais. Moi-même, quelquefois, quand je récapitule... Enfin, je ne voulais que vous donner l'idée de la position compliquée de cette jeune fille au sein de sa famille. Je devrais dire MA famille puisque Gaspard étant mon frère, sa fille est donc ma nièce.
HÉNAULT. Oui, là je m'y retrouve.
MARIE. Une nièce bâtarde puisqu'elle est fille illégitime, mais néanmoins aimable. À la mort de sa mère, la comtesse d'Albon —Julie avait alors seize ans— elle fut recueillie par Gaspard.
HÉNAULT. Son père, le chasseur...
MARIE. ... et devint naturellement la gouvernante des fils de la maison.
HÉNAULT. Donc... attendez que je m'y retrouve tout seul... Ton triomphant :De ses neveux ?
MARIE. De ses demi-neveux par Diane, sa demi-sœur, ou de ses demi-frères par Gaspard, puisque Julie et ces enfants avaient le même père. Hénault hoche la tête et entrouvre les bras, renonçant à comprendre.(...)
Le souvenir du château d'Arenenberg me rappelle maintenant qu'un autre cas célèbre en la matière fut celui d'Hortense de Beauharnais, fille de Joséphine de Beauharnais. Comme celle-ci voulait renforcer ses liens avec les Bonaparte, elle fit marier sa fille, le 4 janvier 1802, à Louis Bonaparte, l'un des frères cadets de Napoléon, son mari depuis 1796. Hortense (future Reine Hortense de Hollande) devint par là la belle-sœur de sa mère et de son beau-père...
_____________________________________ Mise à jour du 25/10/2013 :
Un enfant sur dix vit dans une famille recomposée Le Monde.fr | 23.10.2013 à 00h02 • Mis à jour le 23.10.2013 à 09h49 | Par Catherine Rollot
Un million et demi d'enfants de moins de 18 ans, soit un enfant sur dix en France, résident dans des foyers recomposés, c'est-à-dire dans une famille où les enfants ne sont pas tous du couple actuel. C'est ce qui ressort des chiffres publiés, mercredi 23 octobre, par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dans une étude sur "les enfants en famille recomposée".