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samedi 17 décembre 2016

Indifférence

Hommage à mes élèves d'hier et d'aujourd'hui.
Qu'est-ce que tu deviens, Dani ? Merci, Ángeles.
Hommage à la tchatche occitane
et à ses musiques manifestives.
Et à Pepeto qui me les a découvertes.


 
Indifférence... Sixième plage du CD Compagnie Lubat dé Gasconha, Scatrap Jazzcogne. Valse swing dégrisée. Compositeurs : Tony Murena et Joseph Colombo. Arrangement : Bernard Lubat (Uzeste, 1945). Uzeste, tout près de Langon. Au plaisir Éric, Lucie et famille ! Adaptation et paroles : André Minvielle (Pau, 1957). Voix : André Minvielle, accordéon : Bernard Lubat.

En voici un enregistrement réussi, en une seule prise, extrait de "Second souffle", documentaire produit par Les Films du Village / la Sept/ARTE, réalisé par Jean-Pierre Beaurenaut et émis en 1995. Et que la tchatche-swing vous tienne en joie !


Ainsi va la vie d'ici, la vie est là d'ici bas
Elle débat et batt'rie les premiers pas dansés
Al ban des écoliers
Balancés dans l'air, sans en avoir d'air,
Saoulés dans le temps
Aux folles nuits d'abus du soufflet qui s'étire et rit
C'est bon, c'est l'ton du blues

Et si c'était ça la vie, et si on nous l'avait pas dit
L'épique époque aussi va de l'avant,
L'aventure est là,
Allez, dis-le nous donc, dis,
Dans des mots doux au dit désir ici
Efficace étape à passer

Sur ton accordéon tu touches à touches,
Ecoules, et facile agis là du bout des doigts,
Docile au songe assis tu médites tes fois
T'effaces au firmament une note cassée
Qu'assez on en ait plus jamais d'enlacer la musique
Infinie mélodie qui vit
Effile l'âme à son pas dédicacé là,
Baladant l'horizon

Ainsi va Lubat la vie,
La vie ça va, tu l'as dit
Au bal aussi c'est là que t'as tout vu passer,
Le pas s'est dépaysé
Vas-y l'évasif, vas-y l'enfant,
Tout petit déjà
Jadis on l'a dit : « Mainatge aqueste còp te'n sortiràs
pas coma aquò... »

Et si c'était dommage
Pas si c'est un hommage
Aux hommes assis devant, vu de l'avant
L'aventure est là
Allez dis-le nous donc dis
Dans des mots doux au dit désir
Ici
Efficace étape à passer

E si l'oblidas dispareish deu lengatge
Autant vrai coma pèc qu'un desir ambiciós
"Assurement", libèra, tot de l'animaut sauvatge
La cauja es coma te l'as hèita.

Tanpòc au bal a tu que trucas, a tu que tracas
A tu que tòcas, a tu que rigas, a tu que ragas
A tu que riga-raga on avèvas mis lo cap
Petit caborrut
Enqüèra un còp a tu que trucas, a tu que tracas
A tu que tòcas, a tu que rigas, a tu que ragas
A tu que riga-raga on avèvas mis lo cap pelut

E si l'oblidas dispareish deu lengatge
Autant vrai coma pèc qu'un desir ambiciós
"Assurement", libèra, tot de l'animaut sauvatge
La cauja es coma te l'as hèita.

Vois si tu n'es pas d'avis
A ton avis ça se vit
Vitale hésitation qui va faire éclater le banc des attelés
Balancés dans l'air, sans en avoir d'air
Saoulés dans le temps
Aux folles nuits d'abus du soufflet
Ils s'étirent et rient
C'est bon, c'est l'ton du blues.

Et si c'était ça la vie
Et si on nous l'avait pas dit
L'épique époque aussi va de l'avant
L'aventure est là,
Allez, dis-le nous donc, dis
Dans des mots doux au doux désir, ici
Efficace étape à passer...
Et si tu vas tout droit, t'y auras droit !

mercredi 22 décembre 2010

Joyeux Noël...

...en version coquine jusqu'au bout des dents, par Barbara -qui décore de son sourire libertin et amusé l'histoire de ces deux qui passèrent un Noël comme on n'en fait pas...


...ou en version Je ne suis pas sur terre / Pour tuer des pauvres gens ou S'il faut donner son sang / Allez donner le vôtre / Vous êtes bon apôtre / Monsieur le Président... (cf. Le Déserteur, par Boris Vian), grâce au film homonyme réalisé par Christian Carion, avec Diane Kruger, Benno Fürmann, Guillaume Canet, Gary Lewis, Daniel Brühl, Dany Boon, Lucas Belvaux, Bernard Le Coq, Alex Ferns, Christopher Fulford, Michel Serrault, etc.
Dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, des soldats français, allemands et écossais posent leurs fusils, arrêtent de se massacrer et décident de connaître l'Autre. Une histoire réelle oubliée de l'Histoire où quelques hommes, soudain, oublièrent d'obéir, oublièrent de tuer, oublièrent la patrie pour devenir êtres humains susceptibles de fraternité. Une histoire qui se serait passée à Frelinghien, près et au nord-ouest de Lille, à côté de la frontière franco-belge, dans la région Nord-Pas-de-Calais.




"La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas", disait Paul Valéry...

Bona Annada à tout le monde... ! (avec les Fabulous Trobadors)


jeudi 12 août 2010

Canal-U, ses vidéos éducatives, Hagège et la diversité des langues

Canal-U, la vidéothèque numérique de l'enseignement supérieur, portail dépendant du ministère français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, propose en accès libre plus de 5 000 vidéos sélectionnées par les Universités Numériques Thématiques. Les thématiques UNT actuelles répondent à la classification suivante :
Les requêtes s'effectuent par thème - droit, économie, lettres, sciences... -, par discipline ou par niveau (inscription au préalable). À signaler aussi, dans ce domaine des espaces vidéo éducatifs, YouTube Edu, la rubrique de YouTube dédiée aux chaînes de grandes universités, avec des conférences en ligne, des reportages ou tout simplement -on s'en doutait- des vidéos promotionnelles.

Au sujet de Canal-U, je vous insère ici un échantillon en matière d’amour des langues : Le monde et la diversité des langues, conférence prononcée le 5 mai 2010 par Claude Hagège (chercheur en linguistique, professeur au Collège de France), organisée par l'Institut de Recherche Pluridisciplinaire en Arts, Lettres et Langues (IRPALL), l'UFR des langues et le Conseil Scientifique de l'Université Toulouse II-Le Mirail, dans le cadre du programme "Les mercredis de la connaissance", à l’Université Toulouse II-Le Mirail. Elle est suivie d'un débat avec l'auditoire (min. 66:35), animé par Solange Hibbs, Jean-Louis Breteau et François-Charles Gaudard, professeurs à l'Université Toulouse II-Le Mirail. Hagège encouragea son public à lui poser des questions dans n'importe quelle langue... sauf en anglais, langue qu'on nous inflige, sans égard ni pitié, à tout bout de champ.
Synthèse officielle de la conférence :

Selon les estimations, on compte, dans le monde contemporain, entre cinq mille et sept mille langues différentes, compte non tenu des dialectes et usages régionaux. Ces langues sont rangées en un certain nombre de familles, de l’indo-européenne à la sino-tibétaine, en passant par l’ouralienne, la sémitique, l’africaine, l’amérindienne, etc. Les langues appartenant à une même famille peuvent, néanmoins, être typologiquement très différentes. Certains esprits, hier comme aujourd’hui, prônent une unité linguistique, qui se réaliserait autour d’une langue unique, réputée faciliter les échanges à travers le monde. En réalité, aucune langue n’a jamais eu de diffusion mondiale, qui soit de nature à faire qu’elle supplante toutes les autres, et il ne semble pas, malgré ce qui est déclaré ici ou là, que l’anglais ait aujourd’hui cette vocation. En effet, face à sa présence sur les cinq continents, on voit s’affirmer des langues fortement promues par les pays où elles se parlent, de l’allemand au portugais, de l’espagnol au chinois, et de l’arabe au français, lequel prend tout naturellement sa place dans ce concert en faveur de la diversité linguistique du monde.
Ah, à propos de patois, dialectes et autres parlers, Claude Hagège tint heureusement à souligner un fait humain qu’il faut bien se mettre dans la tête : « tous les modes d’expression humains, quels qu’ils soient, sont des langues, et « patois », « dialecte », etc. ne sont pas des termes linguistiques, sont des termes sociaux, ou sociolinguistiques, mais il s’agit naturellement de langues, au même titre que n’importe quelle langue de vieille tradition écrite comme le sont l’allemand, le français, l’espagnol et quelques autres langues. »


mardi 15 décembre 2009

Carcassona...

...est le nom de Carcassonne dans la langue du pays, l'occitan. Les voyages du Département de Français de l'E.O.I. de San Fernando de Henares nous y ont emmenés à deux reprises. La ville doit sa renommée à la Cité médiévale dont vous avez une image dans la méthode de NB 1. Elle fut restaurée par l'architecte Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (1814-79), auteur aussi d'autres réhabilitations célèbres comme celle de la basilique Ste.-Marie Madeleine de Vézelay.
Voici des photos prises lors de notre périple d'avril 2007.



Pont-Vieux et vue de la Cité médiévale de Carcassonne


Berges de l'Aude à Carcassonne

mercredi 9 décembre 2009

Ma ville est le plus beau parc



"Ma ville est le plus beau park" est une incitation à faire de sa ville le plus bel endroit du monde, une invitation à la "citoyenneté active", une chanson "dont le thème et les développements sortent tout droit d'un chapitre du roman de Claude Sicre Chronique dels Happy Jours in Tolosa, Francia (à paraître chez Grasset)", nous dit-on dans le livret du disque. La chanson fait partie de l'album homonyme publié en 1995 par Claude Sicre et Ange B., c'est-à-dire, le duo de rap toulousain et occitan Fabulous Trobadors.
On va l'écouter en classe d'NB 1 car elle tombe bien : nous avons déjà abordé la leçon 1 du dossier 2, Le quartier a la parole, où il était question de vous tenter à parler de votre quartier ou votre ville à partir du dialogue de démarrage.

Il existe sur la Toile un projet destiné à vous faire écrire à ce propos. Il s'agit d'"Ecrire la ville", un atelier d'écriture interactif qui fut lancé en novembre 2008 à l'initiative de la Bibliothèque nationale de France (BNF) et de l'écrivain François Bon. Il se peut qu'un jour vous vous en serviez, pourquoi pas ?
Puisqu'on y est, je rappelle aux amis des livres l'existence de Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF, qui vous propose à l'heure actuelle presque un million de documents dont presque 400 000 en mode texte. Parmi ses innovations technologiques, Gallica met à notre disposition un nouveau visualiseur qui "permet de feuilleter de façon fluide tous les livres de Gallica. D'un simple clic l'internaute fait défiler les pages à son gré : verticalement ou horizontalement, deux par deux en vis-à-vis ou page par page. Le zoom est plus puissant et donne accès rapidement à un niveau de détail plus grand".

Et pour conclure, encore un hommage à Toulouse, Tolosa...
Par Zebda :



Et par Claude Nougaro :