vendredi 10 juillet 2009

Voyage à Bruxelles - Jour V (L'Atomium - Intro)



J'ai enregistré cette courte vidéo à l'intérieur de l'Atomium de Bruxelles. Elle nous permet d'évoquer l'atmosphère de 1958 à Laeken pendant l'Exposition universelle qui s'est tenue du 17 avril au 19 octobre.
L'Atomium est un édifice foncièrement singulier conçu par André Waterkeyn précisément pour l'Expo'58. Voilà ce qu'il en a dit :

« C’est en janvier 1955 que le projet de l’Atomium, que j’avais présenté aux industries belges du métal, entra dans sa phase d’étude en vue de sa réalisation pour l’Exposition de 1958.

L’Atomium symbolise le concept d’atome en représentant un cristal de fer, en l’occurrence celle du système cubique centré.
La figure élémentaire du système cubique centré comporte neuf atomes. En chimie cristalline, il est courant de représenter la structure des cristaux par des sphères dont le centre indique la position moyenne de l’atome dans le réseau cristallin ; les forces de liaison qui existent entre les atomes sont représentées par des barres réunissant les sphères les unes aux autres. Ces forces de liaison conditionnent essentiellement les propriétés chimiques et la résistance mécanique des différents éléments et en particulier des métaux ; il est donc parfaitement justifié de marquer nettement leur existence dans toute figuration relative aux cristaux.

Partant de l’idée de base du cristal de fer à l’échelle atomique comme symbole, valable aussi bien pour l’industrie du métal, promoteur du projet, que pour l’Exposition, j’imaginai d’augmenter dans des proportions considérables (165 milliards de fois) les distances qui séparent les centres des atomes dans le réseau cristallin, de manière à en faire une construction dont les sphères figuratives des atomes aient des dimensions suffisantes pour y loger des expositions consacrées à cette branche de la technique.

Il fallait que le public puisse circuler d’une sphère à l’autre sans fatigue, ce qui impliquait de placer des escalators dans les tubes inclinés représentant les liaisons et cet impératif conditionna le choix du diamètre des tubes réunissant les sphères. La dimension que je proposai au début pour les sphères proprement dites (environ 20m de diamètre) n’était pas déterminé par la transposition, à l’échelle indiquée plus haut, des dimensions réelles de l’atome de fer car, en ce cas, elles auraient dû être plus grandes. Le diamètre finalement choisi (18m) résulta des impératifs combinés d’une salle de proportion convenable et d’un ensemble pratiquement réalisable. » En lire encore plus.

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