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mercredi 5 avril 2017

Pour la Guyane. Les Professeurs ont la parole

L'Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (A.P.H.G.) dit d'elle-même que...
1) C’est une association relevant de la loi de 1901. Créée en 1910, reconnue d’intérêt général en 2016, elle regroupe des professeurs d’Histoire et de Géographie, de l’école primaire à l’université. Ce n’est ni un syndicat, ni une courroie de transmission du Ministère de l’Education nationale et de la Recherche, mais bien une association professionnelle responsable et reconnue.

2) Elle est porteuse depuis sa création de combats en faveur de ces deux matières, non pas dans un but corporatif de défense étroite d’intérêts catégoriels, mais dans une perspective citoyenne où les intérêts des élèves et des enseignants sont étroitement associés afin que les deux parties s’épanouissent au sein de la République.

Dans le contexte de la grève générale lancée en Guyane par les syndicats (la quasi-totalité des protestataires se sont regroupés autour du « collectif pou la Gwiyann Dekolé », « pour que la Guyane décolle », en créole guyanais), l'APHG a publié sur son site la tribune que voilà :

Pour la Guyane. Les Professeurs ont la parole Tribune de l’APHG Guyane

L’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG) forte de ses 26 Régionales, en Métropole comme en Outre-Mer, défend l’égalité des territoires. Elle publie ci-après une analyse de la situation en Guyane dans le contexte d’un mouvement de grève sans précédent. N’hésitez pas, cher(e)s collègues, à relayer cette tribune de conviction signée par le Bureau de l’APHG Guyane et sa Présidente, Jacqueline Zonzon.

Le constat de l’académie de Guyane est sévère. Tous les indicateurs pointent un retard structurel et mettent en exergue la situation dégradée de la région par rapport aux autres académies.
La population scolaire est en croissance continue suite à l’accroissement naturel d’une population jeune et des vagues continuelles d’immigrants : on constate une augmentation générale de la population entre 2009 et 2014 de +2.4% et la part des moins de 20 ans est de 42% de la population. 56% des jeunes scolarisés sortent du système éducatif sans diplôme ou ont un niveau Brevet des Collèges. Le nombre d’enfants en situation sociale défavorisée est largement majoritaire au regard des statistiques nationales.
La scolarité des élèves est partielle par manque d’établissements scolaires de proximité et par pénurie d’enseignants ; plusieurs milliers d’enfants en âge scolaire ne sont pas ou plus scolarisés. Le nombre de salariés dans l’Education Nationale pour mille jeunes de 3 à 19 ans est de 92 pour une moyenne nationale de 135,3 et c’est aussi l’une des deux académies les moins bien dotées en emplois d’enseignants. Le français, langue de scolarisation, n’est pas la langue maternelle de beaucoup d’entre eux, même s’ils maîtrisent d’autres langues.
Depuis sa création, la Régionale APHG Guyane milite pour une réelle intégration de l’histoire régionale dans l’enseignement en Guyane du primaire à l’université. Cette démarche nous semble essentielle pour contribuer à l’émergence d’une mémoire commune productrice de lien social indispensable à toute société, et aider à l’enracinement des élèves, dans le cadre d’une Guyane où les établissements scolaires accueillent de très nombreux élèves issus de l’Amérique du sud et de l’archipel de la Caraïbe. Dans le contexte de crise sociale actuelle, la revendication d’une meilleure connaissance des réalités historiques et géographiques est quotidienne et traverse toutes les couches de la société.
Les membres de la Régionale ont eu à cœur de fabriquer des outils permettant cet enseignement dans le cadre des programmes nationaux en publiant fichiers pédagogiques, manuels, cahiers d’exercice concernant l’histoire et la géographie de la Guyane pour les écoles, collèges et lycées [1] en organisant des colloques pour la formation des enseignants, en animant des formations et mettant en place depuis quatre ans un concours destiné aux scolaires sur l’histoire de la Guyane. [2]
Mais la diminution constante et drastique et presque totale de l’offre de formation initiale et continue, la mobilité incessante des enseignants, et pour faire face à la très forte croissance des élèves, l’importance numérique du recrutement d’enseignants non formés a provoqué un recul considérable sur cette question. Cela rend nécessaire aujourd’hui la mise en place d’un véritable plan de formation continue et initiale à l’histoire et géographie régionale et une implication forte des autorités éducatives dans la diffusion réelle des adaptations publiés au BO [3], soit une véritable politique éducative répondant aux ambitions réelles de la Guyane.
La jeunesse de Guyane a besoin d’urgence de connaissances et de réflexions sur sa région, à la fois pour se construire individuellement mais aussi pour envisager non seulement un avenir personnel mais aussi celui de la société à laquelle elle appartient. Que les élèves de Guyane ne se retrouvent pas du tout dans l’histoire enseignée constituerait une menace pour la société car ils se réfugieront dans un passé mythique sans fondement scientifique.

La société guyanaise, une société d’immigration en pleine recomposition, a besoin d’un cadre historique commun, de repères, de valeurs qui doivent consolider la conscience pour tous d’avoir une histoire en commun, une identité collective et la volonté de partager un même destin.

© Jacqueline Zonzon, Présidente de la Régionale APHG de Guyane - Tous droits réservés. Le 27 mars 2017.
Organisé par l’Association des Professeurs d’Histoire-Géographie de Guyane (APHG-G) et du Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement (CCEE) de Guyane, en partenariat avec la Région Guyane et le Rectorat de l’Académie de Guyane, ce concours veut donner l’occasion aux jeunes d’approfondir leurs connaissances sur les aspects fondamentaux de l’histoire de la Guyane.
© Les services de la Rédaction d’Historiens & Géographes, 28/03/2017. Tous droits réservés.
Illustration en « une » : Couverture du Dossier pédagogique de la 2e édition du Concours du Jeune Historien Guyanais, Les résistances à l’esclavage en Guyane XVIIe-XIXe siècles, par Jacqueline Zonzon, Sarah Ebion, Lydie Ho Fong Choy Choucoutou.


Notes

[1Citons par exemple Les résistances à l’esclavage en Guyane XVIIe-XIXe siècles, 2014, disponible aux éditions Ibis Rouge, ici ou encore La Guyane et la Grande Guerre (1914-1918), même éditeur. NDLR.
[2Le « Jeune Historien Guyanais », voir l’article sur le site de l’APHG ici. Le Blog du concours, ici. NDLR.
[3Bulletin officiel, NDLR.

La Croix informe aujourd'hui que le mouvement social guyanais prend de l’ampleur et que le Centre spatial guyanais situé à Kourou a été occupé par les délégués des manifestants, qui réclament désormais une aide de 3,1 milliards d’euros. 
Le CSG renseigne, à son tour, que le lancement du vol de la fusée Ariane 236 est reporté à une date ultérieure à cause des "événements qui affectent la Guyane".

mercredi 1 mars 2017

La guerre du Cameroun, sur visionscarto.net

«Je dénie absolument que des forces françaises 
aient participé en quoi que ce soit à des assassinats 
au Cameroun. Tout cela, c’est de la pure invention !»
François Fillon, mai 2009.



Il y a quelques jours, j'ai fait une heureuse trouvaille sur internet : le site visionscarto.net, espace d'expression de recherches et enthousiasmes animé par Philippe Rekacewicz et Philippe Rivière depuis la Norvège.
Il s'agit d'un projet soigné avec amour, belle facture et intention : un vrai régal. Voici l'essentiel de leur présentation :
« Visionscarto » est le lieu où pourront s’exprimer tous ceux qui aiment penser et inventer des représentations du monde ; un lieu de recherche et d’expérimentation sur les mille et une façons de visualiser et de « dessiner » le monde, non pas tel qu’il est, mais tel qu’on le voit, tel qu’on le perçoit, tel qu’on le comprend.
Nous tenterons d’en faire un caravansérail animé et foisonnant, où s’épanouissent et s’échangent idées, savoirs et projets. Espace de rencontre fréquenté par les voyageurs étrangers, où l’on trouve presque tout, et où l’on peut rester dormir…
Les représentations du monde, de la géographie des territoires, ce n’est pas seulement des cartes ou des graphiques. C’est aussi des photos, du son, des films, des œuvres d’art, de la littérature, de la bande dessinée… autant de formes d’expression qui font dialoguer réalité et imaginaire.
« Visionscarto » est un lieu où doivent se sentir à l’aise toutes les personnes qui souhaitent réfléchir sur des concepts originaux de cartographie — comme la cartographie participative, la cartographie radicale ou la cartographie narrative – et de tenter d’en enrichir le champ. Un lieu où l’on met en partage des projets en gestation, des idées ou des analyses rapidement brouillonnées ou esquissées. Y seront publiés des travaux en cours, des chantiers en recherche d’un œil attentif : ceux des étudiants, chercheurs, enseignants, artistes, illustrateurs, journalistes, citoyen·ne·s engagé·e·s…
Le site est ouvert à des contributions. Quiconque jetterait un coup d'œil sur visionscarto.net pourrait tomber sur des analyses ou reportages tous azimuts genre Noël à Bethléem, Ce qui ne sont jamais arrivés, Géopolitique africaine alternative ou Inégalités foncières en Amérique du Sud et aux États-Unis, verbi gratia.
Je dois ma découverte à un texte prenant et contre-légendaire, signé par l'historien, essayiste et journaliste Thomas Deltombe, et mis en ligne il y a une semaine.
Il concerne la guerre que la France a menée au Cameroun dans les années 1950 et 1960 et j'en reproduis le début avec l'aimable autorisation de visionscarto.net, que je remercie très sincèrement. Je suis persuadé que ce morceau d'histoire secrète, ou dissimulée, va vous toucher et enseigner...

La guerre du Cameroun, un demi-siècle de censure et d’oubli

#Cameroun #Afrique #Guerre #Colonisation #Colonialisme #Françafrique #crimes_de_guerre

22 février, 2017

Parmi les épisodes refoulés de l’historiographie coloniale, la guerre que la France a menée au Cameroun dans les années 1950 et 1960 occupe une place à part. Il s’agit même d’un cas d’école puisque personne ou presque, en France, n’en connait l’existence. Cette guerre secrète, qui a pourtant fait des dizaines de milliers de victimes, est passée inaperçue à l’époque où elle se déroulait et les traces qu’elle a laissées ont été méthodiquement effacées. Au Cameroun également, la mémoire de ce conflit eut du mal à se transmettre : la victoire de la France et de ses auxiliaires camerounais a permis l’installation d’une féroce dictature, qui s’est empressée d’effacer la mémoire du combat anticolonialiste dont elle a pourtant récolté les fruits.

par Thomas Deltombe
Co-auteur de Kamerun ! (2011) et de La Guerre du Cameroun (2016), publiés aux éditions La Découverte.

Le silence qui s’est abattu sur le Cameroun après la proclamation de l’« indépendance », le 1er janvier 1960, était digne de 1984 de George Orwell. Dans les décennies qui ont suivi l’éradication des indépendantistes et l’installation de la dictature, la moindre évocation de ces événements vous exposait à une condamnation certaine par une justice militaire aux ordres, et à des années d’enfermement dans les sinistres « camps d’internement administratif » dont s’était doté le régime. La mémoire des véritables héros de l’indépendance n’a dès lors pu être honorée qu’en catimini, clandestinement, à l’abri d’une police politique aussi impitoyable qu’omniprésente. Menant main dans la main cette vaste entreprise de répression et d’occultation, les autorités françaises et camerounaises réussirent à réduire au silence jusqu’aux plus téméraires des opposants en exil.

En lire plus ou la totalité.
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Du Kamerun allemand au Cameroun indépendant (1911-1961)

Si le sujet vous intéresse, n'oubliez pas qu'en effet, nous disposons d'un essai de référence et actualisé pour en savoir plus : La Guerre du Cameroun. L'Invention de la Françafrique (1948-71), Éd. La Découverte, 245 pages, 13 octobre 2016. Texte incontournable en la matière, préfacé par l’historien camerounais Achille Mbembe, ses auteurs sont Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa.
La légende veut que la France, « patrie des droits de l’homme », ait généreusement offert l’indépendance à ses anciennes colonies d’Afrique noire en 1960. Ce livre raconte une tout autre histoire : celle d’une guerre brutale, violente, meurtrière, qui a permis à Paris d’inventer un nouveau système de domination : la Françafrique.
Cette guerre secrète a pour théâtre le Cameroun des années 1950 et 1960. Confrontées à un vaste mouvement social et politique, porté par un parti indépendantiste, l’Union des populations du Cameroun (UPC), les autorités françaises décident de passer en force. En utilisant les mêmes méthodes qu’en Algérie (torture, bombardements, internements de masse, action psychologique, etc.), elles parviennent en quelques années à éradiquer militairement les contestataires et à installer à Yaoundé une dictature profrançaise.
En pleine guerre froide, et alors que l’opinion française a les yeux tournés vers l’Algérie, la guerre du Cameroun, qui a fait des dizaines de milliers de morts, est à l’époque passée inaperçue. Elle a ensuite été effacée des mémoires par ceux qui l’ont remportée : les Français et leurs alliés camerounais. Le crime fut donc presque parfait : les nouvelles autorités camerounaises ont repris les mots d’ordre de l’UPC pour vider l’« indépendance » de son contenu et la mettre au service… de la France ! Mais la mémoire revient depuis quelques années. Et les fantômes du Cameroun viennent hanter l’ancienne métropole. Laquelle, de plus en plus contestée sur le continent africain, devra tôt ou tard regarder son passé en face.
Ce trio avait signé en 2011 un premier ouvrage, beaucoup plus touffu, intitulé Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-71, La Découverte, Paris 2011, 742 pages. Augusta Conchiglia en rendait compte ici en mars 2011. Son bilan de lecture commençait ainsi :
Ce fut une guerre cachée, méconnue et pourtant terriblement meurtrière. Répression impitoyable du parti camerounais luttant pour l’émancipation, anéantissement du mouvement armé qui en est issu, pogroms des populations en pays bamiléké : de 1956 à 1971, les morts civils se comptent par dizaines de milliers. Aucun bilan officiel digne de ce nom n’est disponible pour ces faits imputables à l’armée française, qui a d’abord agi en tant que force d’occupation puis comme soutien actif des forces armées camerounaises après l’indépendance, octroyée le 1er janvier 1960. Car ce passage de relais n’a pas mis fin à la résistance, contrairement à ce que suggère l’historiographie officielle de la décolonisation française de l’Afrique subsaharienne, qui la présente comme consensuelle — la Guinée-Conakry exceptée — et en tout cas non violente. C’est ce vide que comble l’ouvrage de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa.
Voici, pour conclure, un long entretien accordé par Thomas Deltombe à La Grande Interview —émission présentée par Jean Bruno Tagne sur Canal 2 International— mis en ligne le 27 décembre 2016 :


Thomas Deltombe est collaborateur du Monde Diplomatique. En 2006, il y faisait la recension de LA RÉPUBLIQUE RACIALE. Paradigme racial et idéologie républicaine (1860-1930), essai de Carole Reynaud-Paligot. Je la lis maintenant et elle me fait penser à un autre essai, comparable à l'égard des preuves et des conclusions, abordé d'une autre discipline, la biologie. Il s'agit de La razón salvaje. La lógica del dominio: tecnociencia, racismo y racionalidad (Lengua de Trapo, 2007), par Juanma Sánchez-Arteaga. Le compte-rendu de Deltombe sur l'ouvrage de Reynaud-Paligot jetait une méritée lumière accablante sur la fière et sanguinaire civilisation des Lumières...
Carole Reynaud-Paligot dévoile une facette encore méconnue du racisme hexagonal : l’intrication de la pensée raciale et de l’idéologie républicaine à la fin du XIXe siècle. Se concentrant sur les travaux de la Société d’anthropologie de Paris, entre 1860 et 1930, en en restituant avec minutie les débats, l’historienne décrit une véritable « osmose » entre les théories raciales développées par des scientifiques de renom et la politique anticléricale, coloniale et éducative de la IIIe République. Les animateurs de la Société d’anthropologie ne voyaient aucune contradiction entre leur engagement républicain et leurs théories raciales inégalitaires, constate l’auteur, qui montre combien le « paradigme racial », loin d’être l’apanage exclusif des penseurs réactionnaires d’extrême droite, s’inscrivait en réalité pleinement dans une idéologie se réclamant de la « science » et du « progrès ». Et c’est paradoxalement au moment où les fondements « scientifiques » de la raciologie s’effritèrent que cette vulgate raciale typiquement républicaine fut célébrée avec le plus de triomphalisme.
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NB - Un ouvrage pionnier et toujours de référence :

Mongo Beti : Main basse sur le Cameroun. Autopsie d'une décolonisation, Maspero 1972 et 1977, Éd. La Découverte, 2010 :
Mongo Beti (1932-2001), écrivain camerounais, est connu pour ses romans, qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et dans la lutte contre celui-ci.
Publié en 1972 par les Éditions François Maspero,
Main basse sur le Cameroun était un réquisitoire contre les crimes du président Ahidjo, dictateur du Cameroun par la grâce du néocolonialisme français. Son but fut largement atteint, semble-t-il, puisque le livre fut interdit, saisi, l’éditeur poursuivi, et l’auteur l’objet de multiples pressions et menaces.
Sa réédition, en 1977, dans une version revue, était encore d’une actualité brûlante à l’heure de l’intervention française au Zaïre. Mongo Beti montre en effet que les anciennes colonies d’Afrique occidentale française et d’Afrique équatoriale française, formellement indépendantes depuis les années 1960, n’en sont pas moins restées étroitement contrôlées par la France.
Trente ans plus tard, ce livre reste un document historique majeur, indispensable pour comprendre les évolutions ultérieures de la « Françafrique ». Une préface inédite, d'Odile Tobner, présidente de Survie, retrace l'histoire mouvementée de ses différentes éditions

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Mise à jour du 17 mars 2017
Le Monde lance aujourd'hui une alerte que je propose de lire avant de relire la citation fillonienne que j'avais mise en exergue de ce billet...
"Les deux costumes offerts à Fillon ont été payés par l'avocat Robert Bourgi, pilier de la "Françafrique""

samedi 11 février 2017

Radio Garden

J'apprends que Radio Garden est un site web qui permet d'accéder à des stations de radio du monde entier, plus de 9 000 à l'heure actuelle, selon la BBC.
Son interface montre un globe terrestre qui tourne en permanence. Il suffit de cliquer sur l'un des points verts qui nous signalent la présence des stations. Alors on voit, en bas à droite de la toile, la liste des radios disponibles en ligne et en continu, en flux, sur le petit point vert de son choix.

Comme exemple, vous pouvez cliquer ici pour écouter en direct Radio Présence, de Toulouse.

Capture d'écran - Radio Garden


Il s'agit, selon Wikipédia en portugais, d'un projet hollandais non lucratif de recherche radiophonique et numérique, développé de 2013 a 2016 par le Netherlands Institute for Sound and Vision, la Transnational Radio Knowledge Platform et cinq autres universités européennes.
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Mise à jour du 8 novembre 2019 :

Le quotidien lausannois Le Temps précise le 23 janvier 2019 :
À la base, Radio Garden est un projet néerlandais sans but lucratif, développé dès 2013 et mis au point techniquement trois ans plus tard en collaboration avec plusieurs universités européennes plus particulièrement tournées vers les études et les recherches transnationales. Il est financé par les Humanities in the European Research Area (HERA), qui ont cherché, dès le départ, à réduire les limites naturelles et bientôt tout à fait dépassées des stations de radio analogiques, au sujet desquelles le site propose aussi des informations complémentaires – historiques et jingles, par exemple.

jeudi 31 mars 2016

Niveau des mers, vrai poids de la viande

Le Monde expliquait hier à ses lecteurs que l’élévation du niveau des mers pourrait atteindre deux mètres à la fin du XXIe siècle.
C’est ce que suggère une étude américaine publiée jeudi 31 mars dans la revue Nature. Les auteurs, Robert DeConto, de l’université du Massachusetts, et David Pollard, de l’université de Pennsylvanie, ont modélisé la contribution de l’Antarctique à l’élévation des mers et ont mis en avant la sensibilité de cette calotte glaciaire.
(...)
Cette nouvelle modélisation revoit fortement à la hausse les prévisions du cinquième rapport du GIEC. Celles-ci prenaient en compte la fonte et l’écoulement du Groenland, la dilatation des océans et la fonte des glaciers de montagne. « Mais le GIEC n’avait pas pu tenir compte de l’effondrement de la calotte glaciaire au moment de son rapport, car les études manquaient », explique Catherine Ritz, chercheuse au laboratoire de glaciologie de Grenoble qui avait établi un modèle similaire en novembre 2015. « Cependant, ajoute-t-elle, le groupe avait déjà reconnu que l’Antarctique constituait un des plus grands risques. »
Selon le dernier rapport du GIEC, dans le meilleur scénario, les océans s’élèveront d’ici à 2100 de 40 centimètres, dans le pire des cas, si les émissions de gaz à effets de serre restent identiques, le niveau des mers monterait de 1 mètre. Mais en ajoutant la contribution de l’Antarctique, on arriverait à une augmentation comprise entre 60 centimètres et 2 mètres. 
D'autre part, le quotidien parisien nous rappelait le 20 mars les retombées de la production et de la consommation massives de viande, dont la croissance continue dans le monde constitue la plus importante menace pour la biodiversité...
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par


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Mise à jour du 4 avril 2016 :
Scandale des abattoirs : ce qu’en disent les éleveurs paysans
1er avril 2016 / Marie Astier (Reporterre) 
En trois vidéos choquantes, l’association L214 a soulevé un débat national sur l’abattage des animaux. Les éleveurs réclament, eux, un droit de regard sur ces pratiques et cherchent des solutions pour s’émanciper des abattoirs privés soumis à la rentabilité.

Mi-octobre 2015, l’association L214 diffusait une première vidéo tournée dans l’abattoir d’Alès, dans le Gard. Puis a suivi celle du Vigan, dans le même département : un abattoir certifié bio, dénoncé juste avant le Salon de l’agriculture. Enfin, une troisième, tournée à Mauléon-Licharre, dans les Pyrénées-Atlantiques, est sortie à quelques jours des fêtes de Pâques.
A priori, la réaction de rejet est unanime. « C’est pas normal, c’est pas normal, répète Pierre Brosseau, éleveur de porcs en Loire-Atlantique. Quand nos animaux sont abattus, on n’a pas envie qu’ils souffrent », réagit l’éleveur, membre de la Confédération paysanne.
« Je connais personnellement les gens qui travaillent à l’abattoir que j’utilise. J’espère qu’ils ne sont pas violents comme dans ces vidéos », commente Yves-Pierre Malbec, éleveur de moutons dans le Lot et lui aussi membre de la Confédération paysanne.
Du côté du syndicat majoritaire dans la profession, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), la branche bovins a réagi à la vidéo de Mauléon-Licharre en portant plainte contre X. « Les éleveurs et producteurs de viande bovine sont offusqués et dénoncent avec la plus grande énergie les actes de maltraitance animale, intolérables, intervenus à l’abattoir Mauléon-Licharre dans les Pyrénées-Atlantiques », indique la Fédération nationale bovine, dans un communiqué.
« En tant qu’éleveurs, notre objectif est que nos animaux soient abattus dans les meilleurs conditions », rappelle Étienne Gangneron, éleveur de bovins bio dans le Cher et membre de la FNSEA. « Dans un premier temps, on est choqué par les images. Mais dans un deuxième temps, c’est le procédé utilisé par L214 qui interpelle », ajoute-t-il.

(En lire plus)

jeudi 17 juillet 2014

Nación Rotonda, ou les monstres de la Modernité en Espagne

À Stéphane et Arturo
Aux citoyens de San Fernando de Henares


« Les arbres de la route toujours élagués à la mode du pays
ne donnaient presque aucune ombre » 
(J.-J. Rousseau, Les Confessions, Livre VIII)


Cette citation que j'ai mise en exergue fait partie d’un fragment des Confessions où Rousseau évoquait la route Paris-Vincennes. Chez nous, en Espagne, l’élagage à la mode du pays, c’est l’abattage —ou l’incendie.

Chronique de la spéculation ordinaire. Historiquement, la majorité des Espagnols ont dû subir, de la part de leurs élites, un double opprobre fait de cruauté et de grossièreté. Au manque de scrupules, notre classe dominante a toujours accolé une culture de la laideur et de la dévastation qu’on ne trouve facilement pas ailleurs : nos seigneurs ont toujours été des goujats dont l’abjection va de pair avec la muflerie. Et normalement, c'est le pouvoir qui établit la norme.
C’est ainsi qu’on peut expliquer l’inexplicable haine qui ravage notre littoral, nos forêts, nos campagnes… tout en avilissant nos esprits. Parmi nous, les arbres ont toujours été facilement coupables.

Chronique de la spéculation extraordinaire. Comme si la tradition ne suffisait pas, l’Espagne moderne a bien voulu y mettre du sien, c’est-à-dire, de l’étasunien, car l’argumentaire de nos cadors proconsulaires et leurs experts en matraquage n’est que du pur psittacisme friedmanite (empiré et augmenté par les oxymores qui dégoulinent de la Chimère financière) et que leur modèle « vital » n’est que le soit disant « American Way of Life » ; bref, la débauche des austères, le plus sûr chemin vers la mort de ce qui vit et rit.
D'où il résulte que maintenant, déforestation à outrance rime avec bétonnisation et bitumisation implacables, notamment dès l’arrivée au pouvoir (1996) de José Mª Aznar, Grand Apôtre de l'Intégrité de la Patrie, qui s’empressa de faire voter sa loi Rodrigo Rato du sol : tous les terrains devenaient constructibles, on laissait faire. Pas de réaction de l'opinion publique, loin de là ; alors que les citoyens coinçaient la bulle, la bulle financière concomitante n’était qu’une question de temps, vu d’ailleurs que l’argent stupide suit toujours le chant des sirènes du Vrai Argent...

En général, bétonnisation et bitumisation vont ensemble ; d’un côté, la spéculation immobilière opère un étalement urbain massif qui multiple les lotissements et bétonne à tout va ; d’autre part, la machine infernale qui l’accompagne —la caisse qui a toujours soif— provoque un goudronnage intensif tous azimuts.
Puis, les constructions spéculatives ne servant souvent vraiment à rien —ou rencontrant des obstacles insurmontables d’ordre financier ou commercial—, ces « promotions » immobilières deviennent des villes ou des cités fantômes, comme Seseña et Valdeluz.

En ville, côté places, boulevards et jardins, les mairies occupées par les amis du fric ou par des gogos offusqués par le prestige du prestige n’y pigent que dalle —hormis le pognon ou la « modernité » barbare.
Donc, les dallages de la fausse austérité ou du snobisme triomphant remplacent la terre et les parterres. Nous disposons d’exemples à foison. L’année dernière, mon ami Arturo Pardos nous mit au courant de l’abattage (municipal) des arbres, troènes, lauriers roses et roseraies de la rue principale d’Alcabón (Tolède), village qui manque affreusement de verdure. À leur place, la mairie planta des palmiers foncièrement chochottes et anatopiques.


D'ailleurs, la tocade municipale avait conçu des déchaussages et des entourages d'arbre ("alcorques") inquiétants, en béton craquelé teint en vert,...

 Source des 3 photos : Arturo Pardos

... défiant toute comprenette et renvoyant de toute évidence à la tête de l'ogre des Jardins de Bomarzo (il Parco dei Mostri, dans la province de Viterbe, en Italie)...


Disons en passant que sur la lèvre supérieure du monstre de cette Porte des Enfers, on peut toujours lire Ogni pensiero vola (« Toute pensée s'envole»), inscription qui fait cruellement défaut sur le béton vert d'Alcabón.

Cui bono?” (À qui cela profite ?), se demandait mon ami Arthur qui nous envoya une quarantaine de brillantes réflexions au sujet de ce carnage, dont celle-ci :
La página oficial del Ayuntamiento de Alcabón se abre en Facebook con unas flores de adelfa. Sin embargo, el Ayuntamiento de Alcabón ha arrancado, en vez de trasplantarlas, varias adelfas con años de vida. O sea, que la Autoridad de Alcabón arranca del mundo real de Alcabón la adelfa de Alcabón, que es la imagen de Alcabón, pero mantiene la adelfa de Alcabón en un mundo virtual que no es de Alcabón. Los Duques de Gastronia y los SIC (sensibles, inteligentes y cultos) están perplejos ante la razón de la sinrazón que a su razón les hace la Autoridad de Alcabón, de tal manera que, enflaquecida su razón, con razón se quejan de la sinrazón de que hace gala la Autoridad. ¿Retirará la Autoridad la foto de Facebook? ¿La sustituirá por la de un asno? ¿Matará, luego, al asno? (Jueves 15 de agosto de 2013)
Sénèque (Médée) autorisait mon ami à présumer : “Cui prodest scelus, is fecit”… « Le crime est à celui qui en recueille les fruits ». Et l'avidité trouve des fruits ailleurs que sur les arbres.

À San Fernando de Henares (banlieue Est de Madrid), on vous explique que la place d’España —« ensemble historico-artistique » qui abritait la « Real Fábrica de Paños » (Usine royale de tissus), l’hôtel de ville d’aujourd’hui— a été « restaurée » en 2012.

Sans compter les retombées humaines et économiques de ce coup de génie socio-écopathe qu’il serait prolixe de détailler, la « restauration » en question a consisté notamment dans l’abattage de la plupart des arbres de fort belle allure qui ombrageaient les lieux et dans la transformation de la place en un toit de parking souterrain, progrès tentant tous les grands partis politiques en Espagne —car c’est le cadre dominant et son bouillon de culture qui déterminent la persévérance dans leur être de tous les heureux membres de la communauté des « libres ».
Voici une photo montrant des arbres qui n’existent plus à San Fernando de Henares pour le bonheur des voitures.


Voici la place après sa restauration...


Dans ce contexte de progrès et de modernité libérales, le 21 juin, le quotidien espagnol en ligne eldiario.es faisait état d’un site, Nación rotonda (« La nation rond-point »), inauguré à la mi-2013 et proposant une radiographie de l’urbanisation effrénée dont nous jouissons en Espagne. Les promoteurs de Nacion Rotonda visent à dresser un «inventaire visuel du changement d'affectation des terres [en Espagne] au cours des 15 dernières années", y expliquait Esteban García, l'un des trois amis ingénieurs des Ponts et Chaussées qui ont créé ce projet —avec Miguel Álvarez et Rafael Trapiello, auxquels se joindraient ensuite le frère de celui-ci, l'architecte Guillermo Trapiello, et la correctrice Melina Grinberg.
Cet inventaire pourrait servir de source inépuisable d'inspiration aux procureurs anti-corruption...
Álvarez destaca que "existe una alta correlación entre los pueblos en los que se descubre un caso de corrupción, sea urbanística o no, y las entradas de Nacionrotonda. Casi cada vez que sale un caso nuevo en un pueblo nosotros ya lo teníamos en la web".
"Avant, tout cela était la campagne", lit-on en exergue sur Nacion Rotonda, un web où il n’y a que des images superposées, pas de textes ; jusqu'à présent, 480 billets-photos illustrant notre dévastation ont été postés depuis qu'ils ont commencé.
Sur chaque paire de photos superposées, il faut faire coulisser une manette fléchée pour comparer l'aspect des terrains avant leur modernisation et après...

Beaucoup de ces contrastes ne sont pas très jolis à voir...

Terrains destinés à la Zone d'activité Bahía de Algeciras, avant...

 ...et après

Et le projet continue, hélas : nulle manière d'en finir avec une telle tâche...

Disons pour les francophones et les étudiants de français qu’un peu avant, le 28 mai, le site de Rue89 avait déjà fixé son attention sur cette initiative et en avait déjà rendu compte présentant un échantillon de huit images satellite :
Le projet « Nación Rotonda » (« la nation rond-point »), créé par trois ingénieurs et un architecte, cherche à rendre visible l'impact de la bulle immobilière sur toutes les régions d'Espagne. Pour montrer comment la « folie » de la construction a transformé le territoire, ils se sont servis de Google Earth.
La bulle immobilière a commencé en 1997 et a duré dix ans. Selon la banque d'Espagne, le prix des logements a augmenté de 100% entre 1996 et 2006, ce qui a contribué à créer une économie spéculative qui a fini par s'effondrer en 2007.

 Source : "El bosque habitado" (Radio 3)



P.-S. - Le hasard a voulu que j'aie lu aujourd'hui, sur la dernière page du quotidien espagnol La Vanguardia (La Contra), un entretien avec le photographe Robert Harding Pittman, qui évoque également les terribles dégâts planétaires, sociaux et psychologiques provoqués par la civilisation du béton et de la voiture. Une âme sœur...


 

mardi 6 mai 2014

La vidéo du vendredi du CNRS

Savez-vous que vous pouvez retrouver chaque vendredi une vidéo extraite d'une des productions de CNRS Images ? Un widget interactif vous permet, si vous le désirez, d'inclure La Vidéo du vendredi sur votre site (mode d’emploi).
En voilà un exemple de ce service du Centre national de la Recherche scientifique...

24/01/2014
Et pour quelques degrés de plus
Les caractéristiques et la qualité d’un vin sont intimement liés au climat. Avec les évolutions actuelles et futures, les zones viticoles pourraient changer. Dans le Val de Loire, l’un des sites pilotes depuis 2007, Hervé Quenol et son équipe ont installé dans les vignobles des réseaux de capteurs et de stations météorologiques. L’intérêt de ces recherches est de simuler le climat futur afin de proposer aux viticulteurs des méthodes ou des cépages adaptés à ces changements…
Réalisation : Christophe Gombert – Production : CNRS Images

mercredi 5 février 2014

Étudier un territoire avec Édugéo

Le site Strabon vous propose une...
(...) série d’articles [qui] a pour objectif de montrer comment, avec des manipulations simples, on peut étudier un territoire avec édugéo : l’analyser, comparer différentes couches d’information géographique, réaliser ou faire réaliser un croquis avec une légende structurée, et enfin récupérer et corriger le travail des élèves.
  1. Mode d’emploi (1/3)
  2. Mode d'emploi (2/3)
  3. Mode d'emploi (3/3) 

Par ailleurs, le site Édugéo nous signale que...
Edugéo est désormais accessible gratuitement dans le cadre du portail "éduthèque", conçu par le ministère de l'éducation nationale avec de grands établissements publics culturels et scientifiques pour une mise à disposition de ressources pédagogiques à l'adresse des enseignants du 1er et du 2nd degré. L’institut de l’information géographique et forestière et le ministère de l'éducation nationale vous propose ainsi d’accéder au service Edugéo et à l’ensemble de ses fonctionnalités (outils de croquis, SIG, cartothèque dont les ortho-photographies anciennes, zones pédagogiques...) en vous connectant sur Eduthèque.
Si vous souhaitez vous connecter sur Éduthèque, cliquez ci-contre.

vendredi 3 mai 2013

Atlas de la Santé et du Climat 2012

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) est l’institution spécialisée des Nations Unies pour "tout ce qui concerne l’état et le comportement de l’atmosphère terrestre, son interaction avec les océans, le climat qui en est issu et la répartition des ressources en eau qui en résulte". À cet égard, elle nous rappelle sur son web, dans sa présentation L'OMM en bref, que "le temps, le climat et le cycle de l’eau ignorent les frontières nationales", ce qui nous fait penser illico à la définition de "nation" par Karl Deutsch (1) :
« Une nation [...] est un groupe de personnes unies par une erreur commune sur leurs ancêtres et une aversion commune envers leurs voisins. »
L'OMM et l'OMS (l'Organisation mondiale de la Santé) siègent à Genève et publient chaque année un rapport intitulé Atlas de la Santé et du Climat. Celui de l'année 2012 (rapport OMM nº 1098), dont vous pouvez disposer librement en cliquant sur le lien ci-contre, veut transmettre "trois constats essentiels" :
1) Le climat modifie la répartition spatiale et temporelle de plusieurs grandes maladies et menace sérieusement la sécurité sanitaire à une échéance de quelques heures à plusieurs siècles.
2) Les relations entre la santé et le climat sont modelées par une multitude de facteurs qui conditionnent la vulnérabilité, dont la physiologie et le comportement individuels, les paramètres environnementaux, la situation socio-économique et la portée et l'efficacité des programmes sanitaires.
3) L’information climatologique est mise au service de la santé en améliorant la réduction des risques, la préparation et l’intervention à diverses échelles spatio-temporelles, dans les pays nantis comme dans le monde en développement.
Le rapport aborde plusieurs matières distribuées en trois sections subdivisées comme suit :
  1. Infections
    — Paludisme
    — Maladies diarrhéiques
    — Méningite
    — Dengue
  2. Situations d'urgence
    — Crues et cyclones

    — Sécheresse
    — Dispersion des matières dangereuses dans l'atmosphère
  3. Nouveaux défis liés à l'environnement
    — Stress thermique
    — Rayonnement ultraviolet
    — Pollens
    — Pollution atmosphérique
Signalons pour en finir, en guise d'échantillon, quelques remarques contenues dans cette étude...
—"le nombre d'événements météorologiques extrêmes à l'origine de catastrophes a plus que triplé depuis les années 1960 et les scientifiques s’attendent à une augmentation de la fréquence et de l’intensité de ces phénomènes en raison du changement climatique dans de nombreuses régions du globe" (page 25),

—"Le rejet de grands volumes de matières dangereuses dans l’atmosphère nuit à la santé humaine et animale ainsi qu’à l’environnement, par exemple la fumée que dégagent les grands incendies, les substances chimiques qui s’échappent d’installations en mauvais état ou les matières radioactives qui sont relâchées lors d’un accident nucléaire" et "Selon les climatologues, les changements climatiques devraient augmenter la fréquence des feux de friche puisque les sécheresses et les vagues de chaleurs connexes devraient augmenter en fréquence et en intensité." (page 34),

—"L’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, dus essentiellement aux combustibles fossiles, provoque une élévation des températures, expose les populations à des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses et affecte plusieurs déterminants de la santé, telles la qualité de l’eau et une nutrition adéquate. De même, en attaquant la couche d’ozone stratosphérique, les chlorofluorocarbures (CFC) et d’autres gaz industriels renforcent les niveaux de rayonnement ultraviolet –principal facteur de risque dans les cancers cutanés." (page 39),

—"La chaleur excessive constitue une menace grandissante pour la santé publique –au-delà d’un certain seuil, chaque degré Celsius supplémentaire est susceptible d’accroître la mortalité de 2 à 5 % . Les risques sont plus grands quand la période de chaleur intense se prolonge. Les personnes âgées, les malades chroniques, les individus isolés socialement, les gens qui travaillent dans un environnement non protégé et les enfants sont particulièrement vulnérables" (page 40),

—"La pollution de l’air et l’évolution du climat sont étroitement liées. Gaz à effet de serre rejeté dans l’atmosphère lors de l’utilisation de combustibles à base de carbone pour la production d’énergie, les transports, la construction et la transformation industrielle, ainsi que pour la cuisine et le chauffage domestique, le CO2 est la première cause du changement climatique imputable aux activités humaines." (page 52)



_____________________
(1) Karl W. Deutsch : Le Nationalisme et ses alternatives, 1969. La citation fut placée par Shlomo Sand en exergue à l'avant-propos de son ouvrage Comment le peuple juif fut inventé - De la Bible au sionisme, Librairie Arthème Fayard, 2008, p.9 —essai traduit de l'hébreu en français par Sivan Cohen-Wiesenfeld et Levana Frenk. C'est bien là que je la lus.

NOTE du 17/05/2013 - Selon une dépêche du journal Le Monde datée du 17/05/2013 :
La communauté scientifique n'est pas divisée sur le changement climatique. Une "écrasante" majorité (97 %) des publications de ces vingt dernières années assure que l'homme est responsable du réchauffement en cours, avance jeudi [16 mai] une étude parue dans la revue Environmental Research Letters.

mercredi 13 février 2013

Apprendre la géographie française en ligne

L'IGN est l'Institut national de l'Information Géographique et Forestière. Il dispose d'un service Éducation sur internet destiné notamment aux élèves des trois cycles de base de l'enseignement français (école, collège et lycée).
L'IGN a inventé P'tit Géo, un jeu en ligne, accessible sur son site, qui vous aide à apprendre la géographie française (villes, départements, régions, DOM-TOM) en vous amusant. En voici la présentation :

Avec le jeu interactif P'tit Géo, partez à la découverte des régions françaises, des départements et des villes. 
Des puzzles et des questions pour devenir incollables en géographie !
A vous de jouer !
P'tit Géo




















NOTE du 15/02/2013
Sheila m'envoie un bon tuyau à ce propos (Merci, Sheila !). Je vous le colle :
Bonjour Alberto,

j'ai trouvé un autre site pour apprendre les régions, les départements et les continents du monde. Peut-être qu'il pourrait être utile à d'autres élèves.
Le voici :
Jeux variés géo (France, Europe, Afrique, Monde, Mers, Sommets et Fleuves, Océanie, Canada et États-Unis, Reste d'Amérique, Asie)
9 Jeux géo sur la France
6 Jeux géo sur l'Espagne.

 À bientôt !

jeudi 17 janvier 2013

Wikivoyage, guide de voyage participatif

Wikivoyage est un projet, encore en bêta, pour créer un guide de voyage en ligne et gratuit du monde entier, "complet, à jour et fiable", selon l'expression utilisée par la fondation Wikimedia, source de cette initiative. Le fonctionnement du site, comme c'est le cas pour Wikipédia, repose sur la participation des internautes. Donc, il faudra avoir du critère pour déceler les eventuelles erreurs ou subjectivités contenues dans les textes et les présentations car Wikivoyage ne garantit pas le contenu mis en ligne.

Ce projet plurilingue compte en ce moment 2 423 destinations, guides et autres articles écrits et modifiés par des Wikivoyageurs du monde entier. Vous pouvez regarder l'Aide ou les Premiers pas pour voir comment modifier une page tout de suite. Selon Le Monde,
A l'origine, ce guide de voyage en ligne était géré depuis 2006 par une association allemande à but non lucratif, avec des textes uniquement en allemand et en italien. L'association a cédé en octobre 2012 l'ensemble de son contenu ainsi que son nom au nouveau projet. Depuis, la version anglaise est devenue la plus fournie, avec plus de 26 500 entrées disponibles. Sue Gartner, directrice de la fondation Wikimedia, explique dans son communiqué qu'"il y a une énorme demande pour des informations sur les voyages, mais très peu de sources sont exhaustives sans être commerciales. C'est sur le point de changer." 

vendredi 30 novembre 2012

Palestine, État observateur non membre permanent aux NU

La Palestine est devenue hier un Etat observateur non membre permanent aux Nations unies, lors d'un vote à l'Assemblée générale de l'ONU.
Voici l'évolution du territoire palestinien depuis 1946 :

Source : Publico.es

Voici la carte de la Palestine en 1948, l'année de la Nakba :


Hervé Le Tellier a écrit aujourd'hui dans son billet quotidien pour le journal Le Monde :


papier de verre

Hervé Le Tellier



La Palestine devient un Etat observateur à l'ONU. Le statut exact est celui d'Etat non membre. A la décharge de l'ONU, il faut dire que celui d'Etat démembré n'existe pas.


NOTE POSTÉRIEURE (30/07/2014) :

Utilisons, avec Ilan Pappé, le vrai langage.

dimanche 14 octobre 2012

Douce(s) France(s), ou les régions hexagonales selon ARTE

Grâce à Paloma A., j'ai eu vent d'une série de documentaires, coproduits par ARTE G.E.I.E. et Gedeon Programmes, sur une partie assez représentative des régions de l'Hexagone : Douces Frances.
Réalisés par Xavier Lefebvre et conçus par Laurent Martein, ces films durent 43 minutes et ont été émis du 16 au 27 janvier 2012, du lundi au vendredi à 19h00.
Ces épisodes, au nombre de dix*, proposent des images et des rencontres au travers de trois types de portrait que la chaîne franco-allemande expliquait comme cela lors de la présentation de la série :
Les portraits aériens permettront d’observer et d’admirer la diversité paysagère de chacune des régions traversées, d’en saisir l’organisation spatiale et de découvrir de manière privilégiée ses plus grands sites naturels et patrimoniaux…

Les portraits terrestres s’attacheront à fouiller visuellement et esthétiquement les grandes identités territoriales, à documenter « à hauteur d’homme » tout ce qui participe à créer l’enchantement pour chaque région : trésors de nature, d’architecture, de culture(s)...

Les portraits d'hommes et de femmes, habitants de ces régions, garants de leurs traditions, de leur mentalité. Rencontrés chez eux, dans leur environnement, ils raconteront leur quotidien, l’exercice de leur profession, de leur passion,... qu’ils soient éleveurs, viticulteurs, conteurs, guides, médecins...
Voici l'introduction au documentaire de chaque région fournie par le site d'ARTE :
En Provence
A la découverte des mille et une facettes d’une région gorgée de soleil et de couleurs, aux paysages spectaculaires et somptueux.
En Rhônes-Alpes
Entre plaines et montagnes, la région dévoile des chefs d'oeuvres, tant naturels qu'architecturaux. Une étape aussi riche en rencontres qu'en dénivelés !
En Midi-Pyrénées
Adossée aux Pyrénées, entre Atlantique et Méditerranée, c'est la plus vaste région de la métropole. C'est aussi le coeur du pays occitan.
En Auvergne
Balade verdoyante dans une région marquée par le volcanisme et aux richesses naturelles surprenantes.
En Aquitaine
Entre mer et montagne, une région riche en saveurs et en savoir-faire. Balade depuis le pays basque jusqu'aux vignobles de Sauternes.
En Bretagne
Bordée par les mers, balayée par les vents, c'est une terre de légendes et de traditions qui dévoile ses trésors.
En Région Centre
Un concentré de raffinement et de verdure, entre le Val de Loire des rois de France et le Berry enchanteur.
En Bourgogne
Réputée pour sa gastronomie et son art de vivre, la région est également riche en patrimoine architectural.
En Normandie
Depuis ses côtes - de Nâcre ou d'Albâtre - jusqu'à ses plaines de pommiers, la Normandie incarne la douceur de vivre.
En Alsace
Cap à l'Est ! A la frontière avec l'Allemagne et de la Suisse. Ici, les influences rhénanes sont partout : dans la langue, la cuisine, l'architecture...

Si vous souhaitez suivre tranquillement la série sur votre ordinateur, en volets de 15 minutes, vous pouvez le faire sur youtube. Je vous montre ci-dessous quelques portes d'accès aux vidéos insérées :
1. La Provence
2. Rhône-Alpes
3. Midi-Pyrénées
4. Auvergne
5. Aquitaine
6. Bretagne
7. Centre
8. Bourgogne
9. Normandie
10. Alsace
Exemple de mode d'emploi : si vous cliquez sur Bourgogne, vous accéderez à une vidéo de 15 minutes qui est le premier tiers de l'épisode. Pour continuer et visualiser l'intégralité du documentaire, il vous faudra chercher Douce(s) France(s) - Bourgogne (2/3) et Douce(s) France(s) - Bourgogne (3/3).

Merci beaucoup Paloma pour le tuyau.

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* Les régions françaises sont au nombre de 27 : 22 en France métropolitaine (y compris la collectivité territoriale de Corse, qui n'a pas la dénomination de « région » mais en exerce les compétences) et 5 départements et régions d’outre-mer.
D'un point de vue administratif, la Normandie est divisée en deux (Haute et Basse-Normandie). D'ailleurs, la Provence est une région historique faisant partie aujourd'hui de la région P.A.C.A. (Provence-Alpes-Côte-d'Azur).

jeudi 11 octobre 2012

Voyage en Bourgogne et en Franche-Comté - Jours IV et V : Beaune et Dijon

Cinquième et dernier volet de cette histoire. Quant aux quatre précédents, vous pouvez cliquer ci-dessous :  
  1. Jour I : Vol et arrivée à Dijon.
  2. Jour I : Le soir à Dijon.
  3. Jour II : Vézelay et Auxerre.
  4. Jour III : Ronchamp et Besançon.
Toutes les superbes photos de Maite.

Dimanche 13 mai 2012

Matin à Dijon.
À partir de 11h, beaucoup de voyageurs choisirent de monter à la terrasse de la Tour de Philippe Le Bon, haute de 46 mètres. Son escalier à vis vous contraint de monter 316 marches. Le colimaçon se termine par une voûte d’ogives quadripartite et sous celle-ci, on peut voir les emblèmes de Philippe le Bon en frise sculptée : ce sont les briquets et les pierres à feu que l’on retrouve sur le collier de l’ordre de la Toison d’Or fondé en 1430.
La patiente montée aboutit à la plate-forme du sommet de la tour, une terrasse proposant un panorama sur les quatre points cardinaux où l’on déguste hôtels particuliers du XVIIe, bon nombre d’églises, une synagogue et le dense assemblage de ruelles et de toits, souvent vernissés, du vieux Dijon dont l’unité dérive notamment des matériaux qui se répètent : pierre de Bourgogne, tuiles plates brun-rouge et ardoises.

Vue vers l'Ouest depuis la Tour de Philippe Le Bon, sur St.-Jean (gothique flamboyant des XIVe et XV siècle), à gauche, et St.-Bénigne (gothique du XIIIe siècle), au fond.
Au premier plan, Cour de Flore (Palais des Ducs et des États de Bourgogne)
Place de la Libération, place centrale du centre historique de Dijon.

Hôtel de Vogüé, Dijon.

À 11h45, certains parmi nous avons visité le Musée des Beaux-Arts. Visite partielle et gratuite parce qu’il était en chantier : il éprouvait un grand réaménagement.

Ce jour-là, après une promenade autour du Palais de Justice et de la Cathédrale St.-Bénigne, je m'arrêtai Place Émile Zola pour manger en plein air, belle lumière.

Puis, l’après-midi, à 15h, déplacement à Beaune (Côte-d'Or, à 45 km au Sud-Ouest de Dijon), dont le nom a à voir avec Belen, ou Belenos, dieu gaulois. Les Romains remplacèrent son culte par celui d'Apollon, l'une des principales divinités grecques et le nom, aujourd'hui, d'un club très coté du Village gai de Montréal, semble-t-il.
Beaune est la capitale des vins de Bourgogne et l'on peut y déceler beaucoup de caves aux dénominations évocatrices. Nous avions rendez-vous à 16h00 au 4, Boulevard Maréchal Foch : l'Hôtel du Conseiller du Roy est le siège de la Maison Bouchard Aîné et Fils. Au programme, on nous avait proposé le "Parcours des 5 Sens", un petit circuit ludique et pédagogique sur l'intervention de nos cinq sens lors de la dégustation d'un cru.

 Les couleurs du vin.

Dans ce but, nous eûmes droit à cinq vins, deux blancs : un St.-Véran, un blanc très sec du Mâconnais, et un Beaune ; et trois rouges : un Fixin (un vin communal ; prononcez /fisɛ̃/), un premier cru (Nuits-Saint-Georges) et, bouquet final, un Charmes Chambertin Grand Cru du 2004.

Puis, visite à la hâte du centre-ville et de l’Hôtel-Dieu, qui est mondialement connu. Si elle est surtout célèbre pour ses hospices, la ville historique a également d'autres atouts : les remparts et bastions, les rues piétonnes, le musée du vin, les halles, le musée des Beaux Arts et plusieurs galeries, ou la collégiale Notre Dame.

Hôtel-Dieu, Beaune.

La visite de l'Hôtel Dieu se fait toute l'année. Une fois franchi l’entrée, l’on accède à la cour où l’on vérifie que les toits sont bel et bien recouverts de tuiles émaillées, multicolores, en terre cuite, qui dessinent des figures géométriques.
À son propos, le Guide du Routard donne une explication exacte et goguenarde :
« On doit cet hôtel-Dieu à Nicolas Rolin (1380-1462), homme de bien ; du moins en avait-il. Lorsqu’il créa l’hôpital, en 1443, Louis XI, toujours charitable, aurait dit : « Il a fait assez de pauvres dans sa vie pour pouvoir aujourd’hui les abriter ! » Ainsi naquit l’hôtel-Dieu, sur une architecture d’inspiration flamande, qui fonctionna sans interruption jusqu’en 1968. »
Ne loupez surtout pas les photos de Maite, y compris pour Le puits de Moïse (lire plus bas).

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Dernier soir à Dijon et dîner en grand groupe à L’Imprimerie, Place Darcy.
Le soir s'assombrissait grave autour de nous : un silence épais de résignation régnait dans les bars de Dijon : l’équipe locale était tenue en échec par le Toulouse qui l’envoyait presque en deuxième division. Un premier but dijonnais avait provoqué une explosion de joie et d’espoir, mais les Toulousains forcèrent finalement le match nul : 1-1. L’équipe historique d’Auxerre, quant à elle, était mathématiquement reléguée en deuxième division après sa défaite à Marseille, 3-0. Le groupe but du rouge, mais un Côtes du Rhône, un Guigal. Que les Bourguignons nous pardonnent.

Lundi 14 mai 2012

Matin et midi à Dijon : promenades variées...
Nombreux furent ceux qui s’en allèrent voir Le puits de Moïse, œuvre (1395-1405) de Claus Sluter pour Philippe le Hardi, c'est-à-dire, Philippe II de Bourgogne (1342-1404 ; le quatrième et dernier fils du roi Jean II de France, dit « Jean le Bon », et de Bonne de Luxembourg). Celui-ci avait fondé la chartreuse de Champmol aux portes de Dijon, à l’Ouest, près de la gare SNCF actuelle. L’idée était d’en faire la nécropole de sa famille. Vandalisé à plusieurs reprises, ce chef-d’œuvre de la sculpture bourguignonne fut restauré et rouvert au public en 2004. Il conserve les portraits de six prophètes de l'Ancien Testament.
Il y en eut aussi qui se rendirent au Musée de la Vie Bourguignonne.

Fini le matin, on se réunit de nouveau, rue Amiral Roussin, entre Vauban et Charrue, pour faire notre dernier repas de midi bourguignon tous ensemble. Puis...

15h45 : Départ en car depuis l’hôtel vers l’aéroport de Genève. En chemin...



18h45 : Arrivée à l’aéroport de Genève et enregistrement.
20h55 : Départ du vol de EasyJet Genève-Madrid (et arrivée à Madrid a 23h05).

À bord de l'avion, l'hôtesse de l'air qui nous accueillait eut un geste d'émerveillement : c'était Laura !, une ancienne élève de l'École qui avait participé rien de moins que trois fois à nos voyages ! Plus tard, elle profiterait de sa salutation de congé aux passagers, en trois langues, pour s'adresser à nous, élèves et profs, très chaleureusement et avec fierté... Les profs buvaient du petit-lait, bien entendu, n'en croyaient pas leurs oreilles et ne l'oublieront jamais, Laura. Gros gros bisous. On t'embrasse fort.

Merci Mª José et Elena pour les photos depuis la Tour de Philippe Le Bon.
Merci Maite pour toutes tes photos.