Ce n'est plus comme cela. Partie d’un lycée populaire de Créteil, la révolte des lycéens réclame des moyens pour l’école publique et dénonce la violence policière : elle réclame en République française l’égalité et la fraternité et elle se prend une répression forcenée.
Regardons ce reportage de Taha Bouhafs, du 2.10.2026. Il illustre sans fioritures la pourriture terminale du macronisme et ses sévices à enfants, féroces, impitoyables.
Révoltant.
Que la révolte s'en nourrisse...
Lycées bloqués, répression policière : pourquoi la colère monte
Taha Bouhafs, Le Focus - Blast, 2.10.2026.
Depuis le 21 septembre, la mobilisation lycéenne partie de Créteil s’est propagée à travers la France. Manque de professeurs, classes surchargées, établissements dégradés, Parcoursup : derrière les blocages, les lycéens dénoncent leurs conditions d’études et la répression policière de leur mouvement.
Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne, revient pour Blast sur cette mobilisation et ses revendications.
Desde el 21 de septiembre, la movilización estudiantil iniciada en Créteil se ha propagado por toda Francia. Falta de profesores, aulas masificadas, degradación de los centros, Parcoursup: tras los bloqueos, los estudiantes denuncian sus condiciones de estudio y la represión policial contra su movimiento.
Ryad Rani, presidente de la Unión Sindical de Estudiantes de Secundaria (USL), analiza para Blast esta movilización y sus reivindicaciones.
Pour aller plus loin, Blast présente aussi un entretien avec l'avocat pénaliste Raphaël Kempf :
Aujourd'hui 6 octobre, j'ai reçu un courriel d'Amnesty International France, qui nous dit :
Depuis près de deux semaines, la contestation lycéenne monte partout dans le pays. Au cœur des revendications, le manque de moyens éducatifs et le délabrement des établissements, mais aussi les discriminations entre les lycées de banlieue et de centre ville. La réponse du gouvernement s'est illustré dans la violence : interventions policières brutales, interpellations massives, consignes de fermeté passées aux procureurs, réprimandes aux parents...
Dans cet entretien, l'avocat pénaliste Raphaël Kempf analyse cette politique pénale particulièrement musclée et dénonce une instrumentalisation de la Justice à des fins de maintien de l'ordre.
Il a 14 ans.
Le 28 septembre, à Saint-Ouen-l’Aumône, ce lycéen participe à la mobilisation devant son établissement.
Après avoir reçu des coups de matraque, le lycéen donne un coup de pied. Un policier lui tire alors dessus au lance-grenades, à bout portant, au visage.
Sa mâchoire est atteinte. Gravement blessé, il a été transféré dans un centre hospitalier.
Il n’est pas le seul.
Depuis le 21 septembre, des milliers de lycéennes et lycéens se mobilisent partout en France pour demander davantage de moyens pour leur éducation : des professeur·es, des classes moins chargées, des bâtiments décents.
Et alors que les manifestations se poursuivent, les témoignages et les images qui nous parviennent restent extrêmement préoccupants : gaz lacrymogènes, coups de matraque, tirs de grenades et arrestations en grand nombre.
Beaucoup des personnes concernées sont mineures.
Ces faits doivent être documentés.
Ils doivent être dénoncés.
Et les responsabilités doivent être établies.
C’est notre rôle.
À Amnesty International, nous enquêtons sur les violations des droits humains. Nous vérifions les faits, analysons les images, recueillons des témoignages et interpellons les autorités lorsque les droits fondamentaux sont menacés.
Certain·es manifestant·es ont commis des violences. Celles-ci ne sont pas acceptables. Mais, même dans ces situations, le recours à la force doit rester proportionné.
Et lorsqu’il s’agit d’enfants, leur protection doit être une priorité.
C’est pourquoi Amnesty International demande aux autorités françaises de privilégier la désescalade, de protéger le droit de réunion pacifique et de mettre fin au recours disproportionné à la force observé ces derniers jours. Nous demandons notamment la suspension de l’utilisation du LBD40 et l’interdiction des grenades de désencerclement dans les opérations de maintien de l’ordre.
La jeunesse qui manifeste doit être écoutée, pas réprimée.
Mais au-delà de ces faits d’une extrême gravité, ce qui est en train de se passer doit nous alerter et nous mobiliser.
L’usage disproportionné de la force contre des jeunes qui manifestent n’est pas un fait isolé. Il s’inscrit dans une montée de pratiques autoritaires qui, progressivement, fragilisent nos libertés et nos droits. (...)


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